S . G . D . S . N
Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d'information
|
 |
|
Paris, le 21 février
2000
No CERTA-2000-INF-001 |
Affaire suivie par :
CERTA
NOTE D'INFORMATION DU CERTA
Objet : Le déni de service
distribué
Tableau 1: gestion du document
| Référence |
CERTA-2000-INF-001-1.1 |
| Titre |
Le déni de service
distribué |
| Date de la première
version |
21 février 2000 |
| Date de la dernière
version |
19 juin 2000 |
| Source(s) |
|
| Pièce(s) jointe(s) |
Aucune |
| |
|
|
Une gestion de version détaillée se trouve
à la fin de ce document.
1 Introduction
La récente vague d'attaques dont ont
été victimes un certain nombre de grands sites
américains (« Yahoo ! » le 07/02/2000,
« Buy.com », « Stamps.com », «
eBay », « CNN », « Amazon » et
« MSN » le 08/02/200, « ZDNet » et
« E*Trade » le 09/02/2000) correspond à des
attaques de type déni de service (Denial of Service ou
DoS).
Ce document, de type Note d'information, a pour but de
présenter ce type d'attaque, de fournir un certain
nombre de pointeurs sur des documents de
référence et de donner quelques pistes pour
tenter de se protéger contre de telles attaques.
1.1 Le
principe des attaques
Ces attaques visent à rendre inutilisable un site par
une saturation de requêtes (la cible n'est pas
compromise) rendue possible par la mise à contribution
de centaines de machines piratées à cet effet.
Les attaquants recherchent sur le réseau, au moyen
d'outils classiques d'analyse, des machines présentant
des failles connues qui permettent d'obtenir le
privilège administrateur (root) sur ces machines (on
peut penser que les campagnes de scans, qui se sont
déroulées depuis la fin de l'été
sur Internet, avaient pour but de recenser les machines
présentant de telles faiblesses).
Une fois le privilège administrateur obtenu, les
attaquants installent ensuite sur les machines compromises un
logiciel d'attaque, de type client/serveur, qui est
piloté depuis une machine unique sous leur
contrôle. Le but du jeu étant de disposer de
plusieurs centaines de machines disposant de ce logiciel
d'attaque. Les outils d'attaque de type déni de service
distribué (DDoS, Distributed Denial of Service) sont
disponibles sur Internet et certains ont fait l'objet d'une
mise à jour récente.
Au moment choisi, il ne reste plus qu'à
déclencher une attaque vers une cible unique : cela peut
être un envoi massif de mèls, de demandes de
recherche d'information (« Yahoo ! »), de commandes
(« Amazon »), etc. Les serveurs attaqués
sont alors noyés sous un flux d'information
extrêmement important (un milliard de bits par seconde
dans le cas de « Yahoo ! ») et ne sont plus
capables de remplir leur tâche principale : c'est le
déni de service.
1.2 Les
parades
Il n'existe malheureusement pas de parade pour ce genre
d'attaque, en effet on peut facilement détecter une
attaque provenant d'une machine unique (correspondant à
une même adresse) et bloquer le flux d'information en
provenance de cette machine, mais il est très difficile
de distinguer, lorsque le flux est réparti sur des
centaines de machines, une attaque d'une demande de connexion
en provenance d'un client réel. Si le logiciel d'attaque
est bien fait, il génère des requêtes qui
sont toutes différentes ce qui rend encore plus
difficile la détection de l'attaque.
Comme l'a dit Thomas Longstaff de l'université de
Carnegie Mellon :
« En réalité, la
prévention doit plus porter sur le renforcement du
niveau de sécurité des machines
connectées au réseau [pour éviter qu'une
machine puisse être compromise] que sur la protection
des machines cibles [les serveurs Web] ».
Il est indispensable de vérifier
régulièrement que les machines ne
présentent pas de failles de sécurité et
ne pourront pas être utilisées en rebond dans une
attaque. Il existe des outils commerciaux et du domaine public
qui permettent d'effectuer de telles recherches (ne pas
hésiter à contacter le CERTA pour obtenir des
informations sur ces outils).
Les recommandations CERTA-1999-REC-001 du 8 décembre 1999
restent bien sûr d'actualité, surtout celle
concernant le recueil des traces : « veiller au recueil et à la conservation de
toutes les traces liées aux incidents et susceptibles de
servir de preuves ultérieurement. Les journaux doivent
naturellement être activés et
protégés ».
2.1 Les
systèmes vulnérables au déni de
service
Tous les systèmes reliés à Internet
sont des victimes potentielles du déni de service. Les
services attaqués (courrier électronique, WEB,
ICMP, etc.) sont universels.
2.2 Les
systèmes vulnérables au rebond
Les systèmes suivants sont connus comme pouvant
être des machines servant d'intermédiaires dans
les attaques de déni de service :
3 Comment détecter une
attaque ?
3.1
Détecter un déni de service
Un déni de service présente sensiblement les
mêmes symptômes que ceux d'un système dont
le réglage n'est pas adapté à la charge en
présence d'un pic d'utilisation légitime. Si
après s'être assuré que les serveurs et le
réseau sont correctement configurés, on constate
que :
- les serveurs (messagerie, WEB, routeur, ...) sont soumis
à une charge considérablement au-dessus de la
moyenne ;
- le réseau véhicule un trafic anormalement
important ;
- on peut alors raisonnablement penser à un
déni de service.
3.2
Détecter une compromission
A l'instar des outils de détection de virus :
- tout moyen de détection de déni de service
est rapidement obsolète à mesure que les
sources des outils d'attaques sont modifiées ;
- un seul examen des systèmes ne suffit pas. Il
convient de chercher régulièrement si les
systèmes ne sont pas infectés.
3.3
Outils de détection
Le tableau suivant décrit plusieurs outils qui aident
à détecter les machines compromises par certains
logiciels d'attaque. Ce sont des outils de balayage de
réseau (scan) pour y trouver des traces de
compromissions. L'OS évoqué concerne uniquement
la machine d'analyse et non pas les machines compromises.
Tableau: Moyens de détection des
outils de déni de service distribués
| Moyen |
trinoo |
TFN |
TFN2K |
tachelDraht |
| find_ddos |
X |
X |
X |
|
| dds (Distributed DoS tool
Scanner) |
X |
X |
|
X |
| gag (sickenscan) |
X |
X |
X |
|
| RID (Remote Intrusion
Detection) |
X |
X |
|
X |
- find_ddos
-
logiciel disponible (attention ! uniquement sous
forme binaire pour Solaris avec processeur Sparc et
Intel, ainsi que pour Linux pour processeur Intel)
sur le site
http://www.fbi.org/nipc/trinoo.htm
;
- dds
-
logiciel disponible sous forme de source en C sur
le site
http://staff.washington.edu/dittrich/misc/ddos
pour les systèmes suivants :
- Linux (kernel 2.2.x) ;
- Solaris 2.6 ou plus ;
- Digital Unix 4.0 ;
- IBM AIX 4.2 ;
- FreeBSD 3.3-Release ;
- OpenBSD 2.6.
- gag
-
logiciel disponible sous la forme de source C sur
le site
http://staff.washington.edu/dittrich/misc/ddos
pour les systèmes suivants :
- Linux (kernel 2.2.x) ;
- Solaris 2.6 ou plus ;
- Digital Unix 4.0d ;
- IBM AIX 4 ;
- FreeBSD 3.3-Release.
- RID
-
logiciel disponible sous la forme de source C pour
Solaris 2.7 sur le site
http://theoygroup.com/Software/RID
.
|
3.4
L'approche manuelle
Une étude régulière de la configuration
de chaque système peut aider à trouver les
logiciels DDoS.
-
les machines infectées ont probablement
été configurées avec un rootkit. Il
est possible de reconnaître des programmes
infectés en cherchant des chaînes de
caractères spécifiques à l'aide de la
commandestrings ou bien en étudiant les paquets
échangés. Les documents suivants expliquent
ce qu'il faut rechercher :
- de manière générale la
découverte de chevaux de Troie peut être
effectuée aisément à l'aide d'outil
commeTripwire mis en oeuvre dès
l'installation du système ;
- les machines infectées sont susceptibles
d'émettre des paquets IP dont l'adresse origine est
falsifiée. Un tel trafic est le signe évident
de l'utilisation malveillante d'une des machines du
réseau interne. Si ce n'est pas déjà
fait, il convient de configurer le routeur ou le firewall afin de détecter les paquets
dont l'origine ne correspond pas à l'une des adresses
du réseau interne ;
- les ports 1524, 27665, 27444,
31335 et 37337 ont été utilisés
pour prendre le contrôle à distance de machines
infectées. L'utilisation régulière de
logiciels commenessus ounmap permet d'identifier ports
ouverts par les machines du réseau interne.
L'apparition de nouveaux ports doit faire l'objet d'une
enquête.
En cas de découvertes de l'intrusion en vue de
commettre un déni de service, les recommandations
décrites dans le document CERTA-1999-REC-001 restent applicables.
4 Comment se protéger ?
D'une manière générale il est difficile
de se protéger d'une attaque par DoS/DDoS.
Néanmoins les règles élémentaires
de sécurité complétées par des
actions spécifiques permettent de minimiser les effets
de ce type d'attaque.
4.1
Règles élémentaires
- Utilisez les dernières versions des logiciels : il
est courant de posséder des versions obsolètes
des systèmes d'exploitation ou des applications,
possédant des trous de sécurité,
exploités par les outils DDoS, qui ont depuis
été résolus ;
- Souscrire à des listes de diffusion relatives
à la sécurité. Tenir à jour les
actions à entreprendre en cas d'urgence (conduite
à tenir, téléphone..) ;
- Archivez et exploitez efficacement les journaux (stockage
extérieur, régularité de
l'opération) ;
- Invalidez les services inutiles, en particulier sur les
machines bastions.
4.2
Règles spécifiques
- Configurez avec soin les serveurs Web : il est par
exemple possible sur les serveursapache de réduire les
délais d'expiration des connexions. Cette action aura
pour effet d'atténuer les effets de saturation mais
risque, dans le même temps, de faire échouer des
connexions valides ;
- Multipliez les serveurs et les sites de façon
à distribuer les requêtes entrantes : ce partage
est réalisable par une méthode simple et
efficace comme le Round Robin DNS
ou par une solution hardware comme un répartiteur. Il
est ainsi possible de configurer deux serveurs DNS, le second
servant de secours au premier, de façon transparente,
en cas de saturation (en prenant soin de dissocier clairement
les adresses IP de ces serveurs) ;
- Paramétrez votre garde barrière afin
d'interdire temporairement les adresses IP les plus actives
à partir desquelles les attaques sont émises.
Une machine rebond pourra souvent
être réutilisée avant que son
détenteur n'en soit informé et qu'il ne
réagisse ...
- Paramétrez votre garde barrière afin
d'interdire les paquets sortant dont la source n'est pas une
adresse IP interne connue : ainsi, au mieux, vous interdirez
à une de vos machine de servir de rebond et dans le
pire des cas, la cible du DoS pourra identifier le
réseau origine du rebond.
5 Outils d'attaque
distribuée
5.1
Généralités
Par rapport aux outils traditionnels d'attaque, les outils
distribués sont caractérisés par :
- une procédure d'installation de logiciels
d'attaque (infection) fortement automatisée pour
pouvoir traiter un nombre conséquent de machine ;
- une architecture distribuée de type client/serveur
semblable en cela aux logiciels d'administration ou de
sécurité des réseaux modernes ;
- une attaque massive de déni de service,
coordonnée, par les machines infectées contre
un ou plusieurs sites.
L'efficacité du déni de service étant
liée au nombre de machines compromises, le programme
d'installation recherche (scan) et exploite une ou des failles
liée(s) à des services installés de
manière standard sur les stations : services RPC de Sun,
serveur FTP, ... pour s'y introduire frauduleusement. De plus,
un root kit est éventuellement installé modifiant
les commandes usuelles telles ls, ps,
netstat, ..., de manière à dissimuler
les programmes et connexions réseaux illicites.
Dans les versions les plus récentes l'architecture
comporte 3 types d'hôtes différents, le client,
le(s) serveur(s) et les agents (terminologie du CERT/CC). Le schéma typique est le
suivant :
+---------+
| Client |
+---------+
|
... --+-------------+-------------+-- ...
| |
+-----------+ +-----------+
| Serveur | | Serveur |
+-----------+ +-----------+
| |
... -------+------+------+-------------+------+------+------- ...
| | | |
+-------+ +-------+ +-------+ +-------+
| Agent | | Agent | | Agent | | Agent |
+-------+ +-------+ +-------+ +-------+
L'analogie, utilisée par l'un des outils, entre les
Agents et des feuilles permet bien d'imaginer l'organisation
arborescente du réseau en assimilant les Serveurs
à des branches.
Le client, utilisé par l'attaquant, contrôle un
ou plusieurs Serveurs, lesquels communiquent avec les Agents
chargés de la mise en oeuvre du déni de service.
Pour éviter que les Agents et les Serveurs ne puissent
être utilisés par autrui (administrateur
légitime de l'hôte, autres pirates) toutes les
commandes vers ces programmes nécessitent des mots de
passe ou des informations supplémentaires.
5.2
Détails sur quelques outils
Les divers programmes étant disponibles sous forme de
code source, toutes les valeurs citées ci-dessous ne
sont pas garanties : un pirate à la petite semaine
compilera vraisemblablement les sources en l'état, mais
il est à la portée de tout programmeur d'analyser
le code (un peu commenté) et de modifier en
conséquence les numéros de ports, les
chaînes de commande, les mots de passe, ...
Pour analyse, les sources sont disponibles sur le serveur de
packet storm [11].
5.3
trinoo
Les connexions entre les divers Agents sont
résumées dans le schéma ci-dessous :
27665/tcp 27444/udp
Client -----------> Serveur -----------> Agent
<-----------
31335/udp
En l'absence de rootkit,
netstat donne :
- serveur
-
| Protocole |
Adresse locale |
| tcp |
0.0.0.0:27665 |
| udp |
0.0.0.0:31335 |
- Agent
-
| Protocole |
Adresse locale |
| tcp |
0.0.0.0:27444 |
Les connexions sont réalisées en clair, par
conséquent toutes les chaînes ci-dessous peuvent
être identifiées par un renifleur de paquets.
Lorsqu'un Serveur est lancé sur une machine
compromise, il réclame un premier mot de passe
(gOrave, par défaut) et passe alors en
tâche de fond. Le Serveur crée un fichier
(appelé ... par défaut) pour stocker le
nom des agents que se seront fait connaître (il peut
exister un second fichier ...-b qui est une copie de
secours créée après certaines
commandes).
L'Agent, lorsqu'il démarre, cherche à
contacter un certain nombre de serveurs (inscrits en dur dans
le binaire) sur le port UDP 31335 en envoyant la chaîne
*HELLO*. Si un Serveur est à l'écoute,
il répond sur le port UDP 27444 de l'Agent par la
commande png 144adsl (la commande png demande
un accusé de réception à l'Agent et
144adsl est le mot de passe par défaut entre le
Serveur et l'Agent). L'Agent répond alors sur le
même port que précédemment par la
chaîne PONG. Cela termine la phase
d'identification et son adresse est stockée
chiffrée par le Serveur dans le fichier ...
à l'aide de l'algorithme symétrique BlowFish.
Le Client se connecte sur le port TCP 27665 d'un Serveur,
s'authentifie avec un mot de passe (betaalmostdone par
défaut) et peut alors envoyer un certain nombre de
commandes d'administration (liste des Agents identifiés
et vérification qu'ils sont actifs, arrêt des
Agents, ...). Il peut demander un déni de service sur
une ou plusieurs adresses IP. Le Serveur contacte alors les
Agents qui ouvrent un socket sur un port non
privilégié et lancent une multitude de paquets
UDP vers des ports aléatoires des cibles.
À priori, les Agents ne modifient pas l'adresse
source des paquets, par conséquent les cibles seraient
en mesure d'identifier les Agents.
Pour des informations plus complètes, voir
trinoo.analysis de D. Dittrich (cite [5]).
5.4
TFN
tout shell echo_reply/icmp
Client -----------> Serveur ----------------> Agent
distant <----------------
echo_reply/icmp
En l'absence de rootkit, netstat donne :
- Serveur
-
| Protocole |
Adresse locale |
Commentaire |
| raw |
0.0.0.0:1 |
plus une éventuelle connexion
telnet, SSH, ... |
- Agent
-
| Protocole |
Adresse locale |
| raw |
0.0.0.0:1 |
Tout système possède, en standart, ce type de
socket ouverte : ce n'est donc pas
une caractéristique d'un système compromis.
Contrairement à trinoo la procédure
d'installation est très simple :
- les Agents n'ont pas
connaissance des Serveurs, donc
pas d'étape d'identification ;
- les Serveurs ne gèrent
pas non plus de fichier particulier pour stocker la liste des
Agents, cette dernière
leur étant fournie par le nom d'un fichier
passé en argument.
Le Serveur reçoit ses
ordres sous forme de ligne de commande : le Client doit donc se connecter sur l'hôte
avec un shell distant (en clair avec telnet, chiffré
avec SSH, ...). Le Serveur ne
nécessite pas de mots de passe, mais il faut
systématiquement fournir un fichier des Agents dans la commande. Les ordres qui peuvent
être transmis aux Agents sont
:
- choix du masque pour falsifier les adresses sources
(aléatoire, modification d'un, de deux ou de trois des
octets de plus faible(s) poids de l'adresse de l'Agent) ;
- changement de la taille des paquets d'attaque ;
- attaques par saturation de requêtes UDP, TCP, ICMP
sur plusieurs adresses ou smurf sur une seule (en
précisant un ou des réseaux amplificateur)
;
- ouverture d'un shell distant sur un port donné par
les hôtes des Agents.
La communication entre un Serveur et des Agents se fait en
utilisant des messages ICMP echo_reply (cf. RFC 792)
où le champ identifiant (16 bits) contient la commande
transmise et le segment données les arguments ou
messages. Les Agents ne produisent qu'un seul type de commande,
un accusé de réception (0x007B ou
123 en décimal par défaut).
Chaque Agent en phase d'attaque peut créer
jusqu'à 50 processus fils pour attaquer autant de cibles
depuis l'hôte.
Pour des informations plus complètes, voir
tfn.analysis de D. Dittrich ([5]).
5.5
Stacheldraht(fil de fer barbelé en allemand)
C'est un outil partiellement basé sur TFN (dont il
reprend le code de l'Agent) mais qui a comme
caractéristique de chiffrer toutes ses communications
TCP. De plus, il comporte des instructions de compilation pour
Linux et Solaris.
Version intiale (analysée par D. Dittrich) :
16660/tcp ----------------------------->
Client -----------> Serveur 65000/tcp et echo_reply/icmp Agent
<-----------------------------
Version 4 actuellement disponible :
61111/tcp 65512/tcp et echo_reply/icmp
ou 65512/tcp ou 65513/tcp
Client -----------> Serveur -----------------------------> Agent
<-----------------------------
echo_reply/icmp
En l'absence de rootkit,
netstat donne :
- Serveur
-
| Protocole |
Adresse locale |
Commentaire |
| tcp |
0.0.0.0:x |
où x=16660, 61111 ou 65512 |
| raw |
0.0.0.0:1 |
|
- Agent
-
| Protocole |
Adresse locale |
Commentaire |
| tcp |
0.0.0.0:x |
où x=65000, 65512 ou 65513 |
| raw |
0.0.0.0:1 |
|
On trouve une phase d'installation semblable à trinoo
: les Agents possèdent un fichier avec une liste de
Serveurs (.ms par défaut) chiffré avec
BlowFish ou bien se réfèrent à 2 Serveurs
par défaut codés dans le binaire.
L'identification mutuelle se fait par l'envoi d'un message ICMP
echo_reply en clair avec comme identifiant 666 en
décimal et skillz dans le champ de
données. Tout Serveur présent répond par
un echo_reply avec un identifiant 667 et
ficken en données. L'Agent procède alors
à un test pour savoir si il peut émettre des
adresses sources complètement aléatoire en
envoyant vers un Serveur un paquet ICMP echo_reply d'adresse
source 3.3.3.3 avec son adresse réelle dans les
données (identifiant 666). Si le message arrive au
Serveur il répond via echo_reply avec un identifiant
à 1000 et spoofworks (l'usurpation
fonctionne !) dans les données. En cas de
succès l'Agent fabriquera des adresses sources
quelconques, sinon il se limitera à modifier l'octet de
poids le plus faible (ce qui permet au moins à la cible
d'identifier le réseau ou sous-réseau
émetteur).
Le Serveur stocke les Agents identifiés dans un
fichier .bc chiffré avec BlowFish.
Il faut utiliser un client dédié qui chiffre
(à l'aide de BlowFish) tout le trafic TCP avec le
Serveur. Après authentification à l'aide d'un mot
de passe, les commandes suivantes peuvent être transmises
aux Agents via echo_reply/icmp (la commande est un code dans
l'identifiant) :
- gestion de la liste de Serveurs des Agents (ajout,
retrait) ;
- liste des Agents présents et morts après un
test de la connexion TCP ;
- changement de la taille, des ports cibles, pour les
paquets d'attaque ;
- attaques par saturation de requêtes UDP, TCP, ICMP
sur plusieurs adresses ;
- ouverture d'un shell distant sur un port
donné par les hôtes des Agents ;
- mise à jour de chaque Agent en utilisant le
programme rcp sur la machine hôte.
Chaque Agent a la possibilité de créer un
certain nombre de processus fils (1 par défaut et 15
maximum) pour attaquer séquentiellement l'ensemble des
cibles.
Pour des informations plus complètes, voir
stacheldraht.analysis de D. Dittrich (cf. [5]).
5.6
TFN2K
Il s'agit d'une évolution de TFN, ayant pour but de
diversifier les attaques réalisées et
d'améliorer la furtivité suite aux
vulnérabilités et signatures (binaires, trafic
réseau) publiées après l'analyse de TFN.
Par ailleurs le code comporte des directives pour la
compilation sous Linux, Solaris et Windows.
tout shell echo_reply/icmp ou tcp ou udp
Client -----------> Serveur -------------------------------> Agent
distant <-------------------------------
echo_reply/icmp ou tcp ou udp
En l'absence de rootkit,
netstat donne :
- Serveur
-
| Protocole |
Adresse locale |
Commentaire |
| raw |
0.0.0.0:x |
où x=1(icmp), 6(tcp) ou 17(udp)
plus une éventuelle connexion telnet, SSH,
... |
- Agent
-
| Protocole |
Adresse locale |
| raw |
0.0.0.0:1 |
| raw |
0.0.0.0:6 |
| raw |
0.0.0.0:17 |
Semblable à TFN.
Le Serveur reçoit ses
ordres sous forme de ligne de commande : le Client doit donc se connecter sur l'hôte
avec un shell distant (en clair avec telnet, chiffré
avec SSH, ...). Le Serveur
nécessite un éventuel de mot de passe, mais il
faut fournir un fichier des Agents où l'adresse de l'un d'eux dans
la commande. Les ordres qui peuvent être transmis aux
Agents sont :
- protocole de communication avec les Agents TCP, UDP, ICMP
ou aléatoire par défaut ;
- choix du masque pour falsifier les adresses sources
(aléatoire, modification d'un, de deux ou de trois des
octets de plus faible(s) poids de l'adresse de l'Agent)
;
- changement de la taille des paquets d'attaque ;
- attaques par saturation de requêtes UDP, TCP, ICMP,
smurf (en précisant un ou des réseaux
amplificateur) ou un mélange des trois premiers ;
- attaque dite TARGA3 fabricant des paquets IP avec des
protocoles, des valeurs de fragmentation et des drapeaux
normaux et fantaisistes auxquels certaines (?) piles TCP/IP
sont sensibles avec toutes sortes de conséquences
néfastes pour la cible ;
- réalisation d'une commande shell quelconque
par les Agents. Cela offre un champ immense de
possibilités d'agression : envois massifs de mails,
mise à jour des agents, récupération de
tout fichier (dont mots de passe) sur les hôtes,
activation des scripts d'un serveur HTTP cible, ... (dans ces
cas, l'adresse source ne peut pas être falsifiée
sans outil complémentaire) ;
- ouverture d'un shell distant sur un port donné par
les hôtes des Agents.
La communication un Serveur et
des Agents se fait en utilisant le
champ de données d'un paquet TCP, UDP ou ICMP (choix
aléatoire par défaut) en chiffrant la commande
avec l'algorithme symétrique CAST-256. L'Agent est
à l'écoute des trois protocoles et, en
déchiffrant le champ de données, détermine
si le paquet lui est destiné.
Chaque Agent en phase d'attaque peut créer
jusqu'à 50 processus fils pour attaquer autant de cibles
depuis l'hôte.
Pour d'autres informations, voir l'analyse d'Axent Security
Team (cf. [3]).
- 1
-
.
Avis et analyses récents du CERT/CC sur les
Dénis de Service (DoS) :.
- 2
-
Faq sur les dénis de service distribués
(ddos) de security portal.
http://www.securityportal.com/direct.cgi?/research/ddosfaq.html
.
- 3
-
AXENT.
analyse de tfn2k.
http://www2.axent.com/swat/NewsTFN2k_Analysis.htm
.
- 4
-
CISCO.
mesures contre les dénis de service (dos).
http://www.cisco.com/warp/public/707/newsflash.html
.
- 5
-
D. Dittrich.
http://staff.washington.edu/dittrich/misc/ddos/
.
Page de D. Dittrich de l'Université de Washington
consacrée aux outils de Déni de Service
Distribués (DDoS) - analyses, outils de
détection.
- 6
-
FBI.
outil de détection.
http://www.fbi.gov/nipc/trinoo.htm
.
- 7
-
SANS Institute.
analyse des outils et de lutilisation du macintosh comme
relai.
http://www.sans.org/giac.htm
.
- 8
-
Mixter.
http://mixter.void.ru
.
Page de Mixter (auteur de TFN et TFN2k).
- 9
-
nessus.
http://www.nessus.org
.
- 10
-
nmap.
http://www.insecure.org
.
- 11
-
Packet Storm.
sources, analyse.
http://packetstorm.securify.com/distributed/
.
- 12
-
tripwire.
http://www.tripwire.com
.
CERTA
2010-01-20
|