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S . G . D . S . N
Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d'information
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Paris, le 19 novembre 2002
No CERTA-2002-AVI-246-001 |
Affaire suivie par :
CERTA
AVIS DU CERTA
Objet : Multiples
vulnérabilités sur les serveurs DNS BIND 4 et
8
| Référence |
CERTA-2002-AVI-246-001 |
| Titre |
Multiples vulnérabilités
sur les serveurs DNS BIND 4 et 8 |
| Date de la première version |
13 novembre 2002 |
| Date de la dernière version |
19 novembre 2002 |
| Source(s) |
Avis Internet Security Systems du 12
novembre 2002 |
| Pièce(s) jointe(s) |
Aucune |
Une gestion de version détaillée se trouve
à la fin de ce document.
- Exécution de code arbitraire ;
- déni de service.
Tout système offrant un service DNS à l'aide
de BIND version 4 (4.9.5 à 4.9.10) ou 8 (8.1, 8.2
à 8.2.6 et 8.3.0 à 8.3.3).
Trois failles différentes ont été
identifiées dans la fonction cache de BIND. Elles
nécessitent que la récursivité
(``recursion'' : capacité à conduire une
résolution à la place des clients) soit
activée, ce qui est le cas par défaut. L'une
d'entre elles permet l'exécution de code arbitraire avec
les privilèges du service, les deux autres l'arrêt
du service.
L'avis d'ISS identifie les problèmes suivants :
- Il existe un débordement de mémoire dans la
gestion des enregistrements (``rr, resource record'') de type
SIG (RFC 2535) au sein du cache. Un utilisateur mal
intentionné contrôlant un DNS autorité
pour une zone pourrait alors exécuter du code
arbitraire.
- En fabriquant une réponse UDP de grande taille,
pour un sous-domaine inexistant ou un domaine dont les DNS
autorités sont inaccessibles, il est possible de
mettre fin au service.
- Comme dans le premier cas, le contrôle d'un DNS
autorité permet de fabriquer des enregistrements SIG
avec une date d'expiration invalide, pour lesquels une
mauvaise gestion du cache conduit à désallouer
deux fois la mémoire correspondant et donc à
l'arrêt du service.
Pour les rares cas où cela est possible (caches DNS
ne répondant que pour les domaines dont ils sont
autorité), désactiver la
récursivité :
- BIND 4 : dans named.boot
inclure options
no-recursion.
- BIND 8 : dans named.conf
inclure recursion no; dans
l'entrée options {}.
Dans le cas de BIND 8, il est possible de restreindre les
adresses IP pour lesquelles la récursivité est
autorisée : utiliser une entrée de la forme allow-recursion { adresse/masque; };
où adresse/masque correspond aux adresses pour
lesquelles l'usage du cache est légitime. Sans supprimer
les vulnérabilités, cette option limite les
opportunités de les activer.
- Migrer vers BIND 9 ou un autre programme de service
DNS.
-
Mise à jour par ISC des fichiers sources :
-
Red Hat Linux 6.2, 7.0, 7.1, 7.2 et 7.3
http://rhn.redhat.com/errata/RHSA-2002-133.html
-
Linux Mandrake 7.2
http://www.mandrakesecure.net/en/advisories/advisory.php?name=MDKSA-2002:077
-
Debian Linux
http://www.debian.org/secuirty/2002/dsa-196
-
SuSE Linux 7.0, 7.1, 7.2, 7.3, 8.0 et 8.1
http://www.suse.com/de/security/2002_004_bind8.html
-
Conectiva Linux 6.0
http://distro.conectiva.com/atualizacoes/?id=a&anuncio=000546
-
OpenBSD 3.0, 3.1 et 3.2 (attention les versions 2 ne sont
plus maintenues)
http://www.openbsd.com/errata.html#named
-
FreeBSD 4.4, 4.5, 4.6 et 4.7
ftp://ftp.freebsd.org/pub/FreeBSD/CERT/advisories/FreeBSD-SA-02%3A43.bind.asc
- 13 novembre 2002
- version initiale.
- 19 novembre 2002
- rajout de correctifs constructeurs.
CERTA
2012-01-04
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