 |
|
S . G . D . S . N
Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d'information
|
 |
|
Paris, le 12 mai 2003
No CERTA-2003-AVI-084 |
Affaire suivie par :
CERTA
AVIS DU CERTA
Objet : Rappel sur les virus de
messagerie
Tableau 1: gestion du document
| Référence |
CERTA-2003-AVI-084 |
| Titre |
Rappel sur les virus de
messagerie |
| Date de la première
version |
12 mai 2003 |
| Date de la dernière
version |
- |
| Source(s) |
|
| Pièce(s) jointe(s) |
Aucune |
| |
|
|
Une gestion de version détaillée se trouve
à la fin de ce document.
Virus informatiques.
La plupart des systèmes peuvent être
infectés par des virus informatiques
véhiculés par la messagerie. Cependant les virus
les plus fréquents s'attaquent en général
aux systèmes les plus répandus.
Il n'y a pas de fatalité vis-à-vis des virus
informatiques. Ils se propagent essentiellement en exploitant
:
- de mauvaises configurations des systèmes
d'information ;
- une mauvaise sensibilisation de l'utilisateur.
C'est pourquoi il est en général inutile de
faire des alertes systématiques sur chacun des virus qui
sortent chaque jour. Le CERTA communique peu sur des virus
particuliers et préfère
régulièrement faire une note de rappel sur les
bonnes pratiques.
Il n'existe pas de statistiques fiables en matière de
virus. Beaucoup de sources d'informations sur les virus, citant
le nombre de spécimens en circulation sans parler du
montant des dégats imputés aux virus, sont
particulièrement fantaisistes. Peu importe, cette
information est en général inutile pour mettre en
œuvre les mesures de protection nécessaires.
Les sites suivants serviront arbitrairement de
référence :
Beaucoup trop de virus se propagent en exploitant une
vulnérabilité du logiciel Internet Explorer
utilisé au travers du logiciel de messagerie Outlook. Le correctif de cette
vulnérabilité a été publié
en mars 2001 et fait l'objet de l'avis CERTA-2001-AVI-041.
Une tendance des virus est d'arrêter les antivirus
fonctionnant sur l'ordinateur contaminé. Si bien que
plus que jamais, c'est la vigilance de l'utilisateur qui
protège en dernier ressort.
Il y a quelques règles de base pour se
protéger contre les virus de messagerie :
- Pas de panique : les actions réalisées dans
l'urgence, font souvent plus de dégats que les
virus.
- Faites des sauvegardes. Le risque virus ne peut
être complètement réduit. Plutôt
que limiter la propagation des virus (objectif impossible),
il vaut mieux limiter l'impact des virus (en sauvegardant ce
qu'ils peuvent détruire).
- Mettez à jour vos systèmes d'exploitation
et logiciels. Il s'agit plus d'appliquer les correctifs de
sécurité que d'ajouter de nouvelles
fonctionnalités.
- Utilisez un parefeu. Certains virus installent un cheval
de Troie ou un relai (IRC, HTTP, SMTP, ...). Leur action est
limitée si un parefeu vous protège. Configurez
le pour interdire les protocoles que vous n'utilisez pas.
Lisez régulièrement les journaux de votre
parefeu pour découvrir les tentatives de connexions
suspectes.
-
Ne pas ouvrir les fichiers douteux. Un fichier douteux est
un fichier provenant d'une source non sûre :
- Si le fichier vient d'une source connue demandez une
confirmation que le fichier attaché a bien
été envoyé volontairement.
- Si la source du fichier est inconnue, si vous avez un
doute ... n'ouvrez pas le fichier.
- Si le titre ou le texte du message est douteux n'ouvrez
pas le message. Méfiez vous en particulier des titres
qui jouent sur vos affects et en particulier ceux qui
exploitent l'actualité. Il peut s'agir d'un virus ou
d'un canular.
- Les logiciels de messagerie sont
généralement connus pour faire mauvais
ménage avec les anti-virus. Il est toujours
préférable de laisser au logiciel de messagerie
le soin de gérer (envoyer, recevoir) les messages et
de ne lui laisser que la possibilité d'enregistrer la
pièce jointe et ne surtout pas l'exécuter. Les
antivirus du poste de travail pourront plus aisément
traiter le virus une fois sur le disque.
- Pour cela mettez régulièrement à
jour vos antivirus.
- Dans le doute faîtes appel à votre
responsable de sécurité informatique.
- 12 mai 2003
- version initiale.
CERTA
2012-01-04
|
 |