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Affaire suivie par : CERTA Objet : Bulletin d'actualité
N°8
Gestion du document
Une gestion de version détaillée se trouve à la fin de ce document. 1 Activité en cours,D,,2 /D//2 L'activité entre le 24 juin 2004 et le 01 juillet 2004 a été marquée par les recherches des ports 135/tcp et 445/tcp, qui représentent 60% des rejets sur nos dispositifs de filtrage, malgré les mesures de filtrage déployées par certains fournisseurs d'accès. L'activité liée aux recherches de services vulnérables sous Linux et SunOS (ports 22/tcp, 111/tcp, 443/tcp et 6112/tcp) est non négligeable. 2 La pertinence des journauxCertains dispositifs de filtrage ne fournissent que quelques éléments sur les paquets enregistrés dans les journaux, en se limitant souvent à l'horodatage, l'adresse IP source, l'adresse IP destination, le protocole, ainsi qu'aux ports source et destination (dans le cas des protocoles TCP et UDP). Si ces informations donnent un aperçu de l'activité sur le réseau, elles sont insuffisantes dans le cadre du traitement d'un incident. Dans le cas du protocole à états TCP, les en-têtes des paquets contiennent des flags qui permettent de déterminer l'état de la communication : établissement ou fin de la connexion, envoi ou acquittement des données, etc. Lorsqu'un paquet TCP est rejeté, l'examen des flags permet de qualifier la nature du rejet (recherche de services, paquets arrivés en retard, déni de service, etc). Le numéro de séquence des paquets est un paramètre qui peut fournir des informations sur la source des paquets. L'en-tête IP contient également des paramètres importants, comme par exemple, le paramètre TTL (Time To Live) qui représente le nombre de routeurs traversés. A chaque passage de routeur, cette valeur est décrémentée de 1. La valeur de départ est généralement de 64, 128 ou 255 (suivant le système d'exploitation qui a émis le paquet, et le protocole utilisé). Le TTL permet, dans certains cas, de déterminer si la source du paquet est plausible ou ou si l'adresse a été usurpée (IP spoofing). La synchronisation des horloges des dispositifs de filtrage (à l'aide du protocole NTP -Network Time Protocol- par exemple) est aussi un élément à prendre en compte. La corrélation des événements survenus sur plusieurs machines distinctes ne peut se faire que si les horloges sont cohérentes. Il peut donc être utile de synchroniser les différents équipements du réseau. 3 Actions suggérées3.1 Respecter la politique de sécuritéQuoique puisse suggérer ce document, la politique de sécurité en vigueur dans votre service doit primer. Cette section précise néanmoins quelques mesures générales de nature à vous prémunir contre les agressions décrites dans ce document. 3.2 Concevoir une architecture robusteA la lumière des enseignements tirés de ce qui a été présenté dans les bulletins d'actualité, il convient de vérifier que les applications mises en œuvre (ou à l'étude) ont une architecture qui résiste aux incidents décrits. 3.3 Appliquer les correctifs de sécurité
La table 3 rappelle les avis du CERTA correspondant aux applications ou codes malveillants relatifs aux ports étudiés dans les sections précédentes. 3.4 Utiliser un pare-feuL'application des correctifs sur un parc informatique important n'est probablement pas immédiat. Un pare-feu correctement configuré peut retenir certaines attaques informatiques le temps d'appliquer les correctifs. Cependant un pare-feu peut donner une illusion de protection. Cette protection est brisée par la moindre introduction d'un ordinateur nomade dans la partie protégée. On remarque qu'il y a de nombreux paquets rejetés à destination de ports légitimement utilisés par des applications de prise de main à distance. La téléadministration correspond à une demande qui grandit avec la taille du parc à gérer. Les paquets rejetés montrent le risque associé à ce type d'application. Ce risque peut être amoindri par l'usage correct d'un pare-feu. 3.5 Analyser le réseauDe nombreux paquets rejetés étudiés correspondent aux ports ouverts par divers virus/vers/chevaux de Troie. Si votre politique de sécurité autorise le balayage des ports ouverts sur les postes de travail ou les serveurs, il peut s'avérer utile de le faire régulièrement afin de découvrir les machines potentiellement contaminées avant qu'un intrus ne le fasse à votre place. 3.6 Réagir aux incidents de sécuritéOrganisez-vous pour réagir aux incidents de sécurité, en particulier, pour assurer une certaine continuité dans les équipes d'administration et de sécurité. Le CERTA a pour mission de vous aider à répondre aux incidents de sécurité informatique. Ne traitez pas les dysfonctionnements des machines à la légère. Dans certains incidents dans lesquels le CERTA intervient, les administrateurs des machines font spontanément part de petits dysfonctionnements inexpliqués et d'apparence anodine qui s'avèrent, au cours de l'analyse, être liés à un incident majeur de sécurité. N'hésitez pas à prendre contact avec le CERTA si vous constatez de l'activité sur les ports décrits ci-dessus. 4 Rappel des avis et des mises à jour émisPendant la semaine du 28 juin 2004 au 02 juillet 2004, le CERTA a émis les avis suivants :
Les mises à jour suivantes ont été publiées :
5 Documentation
Liste des tableaux
Gestion détaillée du document
CERTA 2012-01-04 |
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