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Affaire suivie par : CERTA Objet : Bulletin d'actualité
N°9
Gestion du document
Une gestion de version détaillée se trouve à la fin de ce document. 1 Activité en cours,D,,2 /D//2 Durant la semaine du 1er au 8 juillet 2004, une machine compromise a pu être repérée suite à un rejet sur le port 22/tcp. Ce rejet correspondait à une tentative de connexion unique en SSH sur un serveur DNS. Ce type d'activité peut sembler anodin (un seul paquet rejeté), toutefois il est généralement caractéristique d'une machine compromise. 2 Retour d'expérience sur incidentLe CERTA a récemment eu l'occasion d'analyser une machine qui avait été compromise quelques semaines auparavant. La compromission de cette machine avait été détectée par l'administrateur. Celui-ci avait trouvé un rootkit (ensemble d'outils ayant pour but de camoufler l'activité d'un intrus) sous la forme de binaires du système modifiés. Il avait placé ce rootkit, ainsi qu'un certain nombre d'outils installés lors de l'intrusion, dans une zone de quarantaine. La réaction de l'administrateur de la machine n'a pas été la meilleure possible. En effet, malgré les mesures prises par l'administrateur, l'intrus est parvenu à se maintenir sur le système compromis, depuis lequel il a pu se livrer à des activités délictueuses. Il est important de rappeler qu'aucune confiance ne peut être accordée à un système compromis. Une réinstallation complète de la machine est recommandée, après avoir réalisé une copie physique du disque dur. La préservation des traces liées à la compromission est essentielle en cas de dépôt de plainte ou pour une analyse ultérieure. Il n'est généralement pas possible de savoir qu'elle a été l'activité de l'intrus sur la machine compromise, notamment si la machine a servi pour attaquer d'autres machines (attaques par rebond). Les réinstallations depuis des sauvegardes sont déconseillées, car il n'est pas garanti que le système était sain au moment de la sauvegarde. Il est aussi fortement recommandé de changer tous les mots de passe du système et du réseau. En effet, des sniffers (outils d'interception du trafic réseau) sont souvent installés par des intrus. Ces outils permettent de voler les mots de passe transitant dans le sous-réseau. Enfin, la compromission ne se limite pas forcément à un système du réseau. D'autres machines peuvent avoir été touchées (notamment celle ayant la même configuration, ou bien suite à un vol de mot de passe). En cas d'intrusion, il est conseillé de lire la note d'information CERTA-2002-INF-002 (voir Documentation) avant d'entreprendre la moindre action. 3 Actions suggérées3.1 Respecter la politique de sécuritéQuoique puisse suggérer ce document, la politique de sécurité en vigueur dans votre service doit primer. Cette section précise néanmoins quelques mesures générales de nature à vous prémunir contre les agressions décrites dans ce document. 3.2 Concevoir une architecture robusteA la lumière des enseignements tirés de ce qui a été présenté dans les bulletins d'actualité, il convient de vérifier que les applications mises en œuvre (ou à l'étude) ont une architecture qui résiste aux incidents décrits. 3.3 Appliquer les correctifs de sécurité
La table 3 rappelle les avis du CERTA correspondant aux applications ou codes malveillants relatifs aux ports étudiés dans les sections précédentes. 3.4 Utiliser un pare-feuL'application des correctifs sur un parc informatique important n'est probablement pas immédiat. Un pare-feu correctement configuré peut retenir certaines attaques informatiques le temps d'appliquer les correctifs. Cependant un pare-feu peut donner une illusion de protection. Cette protection est brisée par la moindre introduction d'un ordinateur nomade dans la partie protégée. On remarque qu'il y a de nombreux paquets rejetés à destination de ports légitimement utilisés par des applications de prise de main à distance. La téléadministration correspond à une demande qui grandit avec la taille du parc à gérer. Les paquets rejetés montrent le risque associé à ce type d'application. Ce risque peut être amoindri par l'usage correct d'un pare-feu. 3.5 Analyser le réseauDe nombreux paquets rejetés étudiés correspondent aux ports ouverts par divers virus/vers/chevaux de Troie. Si votre politique de sécurité autorise le balayage des ports ouverts sur les postes de travail ou les serveurs, il peut s'avérer utile de le faire régulièrement afin de découvrir les machines potentiellement contaminées avant qu'un intrus ne le fasse à votre place. 3.6 Réagir aux incidents de sécuritéOrganisez-vous pour réagir aux incidents de sécurité, en particulier, pour assurer une certaine continuité dans les équipes d'administration et de sécurité. Le CERTA a pour mission de vous aider à répondre aux incidents de sécurité informatique. Ne traitez pas les dysfonctionnements des machines à la légère. Dans certains incidents dans lesquels le CERTA intervient, les administrateurs des machines font spontanément part de petits dysfonctionnements inexpliqués et d'apparence anodine qui s'avèrent, au cours de l'analyse, être liés à un incident majeur de sécurité. N'hésitez pas à prendre contact avec le CERTA si vous constatez de l'activité sur les ports décrits ci-dessus. 4 Rappel des avis et des mises à jour émisPendant la semaine du 05 au 09 juillet 2004, le CERTA a émis les avis suivants :
Les mises à jour suivantes ont été publiées :
5 Documentation
Liste des tableaux
Gestion détaillée du document
CERTA 2012-01-04 |
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