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Affaire suivie par : CERTA Objet : Bulletin d'actualité
N°26
Gestion du document
Une gestion de version détaillée se trouve à la fin de ce document. 1 Activité en coursL'activité remarquée sur deux pare-feux entre le 11 et le 18 novembre 2004 (voir Tab. 3) n'est pas différente de celle constatée les semaines précédentes. L'analyse des journaux a toutefois permis de détecter plusieurs machines compromises (dont un serveur mutualisé chez un hébergeur) qui effectuaient des recherches sur le port 22/tcp. Les incidents qui nous ont été signalés concernaient essentiellement des activités virales, qui se traduisaient par la réception massive de messages infectés. Pour l'un de ces incidents, le volume de messages reçus était tel (plusieurs milliers par jour) qu'il saturait le serveur de messagerie. 2 Non, ce correspondant ne vous envoie pas de virus !Nous recevons parfois des signalements de réception de virus. On entend souvent « j'ai reçu un virus d'une personne que je ne connais pas ! », ou encore « untel m'a envoyé un virus ! ». Le fonctionnement des vers de messagerie (c'est-à-dire qui se propagent par la messagerie) repose sur l'utilisation des carnets d'adresses. En effet, pour se propager, le ver construit un message, dont il remplit les champs « expéditeur » et « destinataire » en puisant des adresses de messagerie dans le carnet d'adresses (il faut préciser que sous Outlook Express, le carnet d'adresses se remplit automatiquement par défaut avec les adresses des expéditeurs). Ces attaques ne sont donc pas ciblées, et l'émetteur figurant dans le message n'est pas le véritable expéditeur du message. Il est donc recommandé de configurer les passerelles antivirales pour qu'elles n'envoient pas de notification de détection d'un virus à l'adresse apparaissant dans le champ « expéditeur » du message. Mais alors, est-il possible de retrouver la machine ayant réellement émis le message infecté ? La réponse est oui. Il faut, pour ce faire, afficher l'en-tête complet du message (par exemple, sous Outlook Express, utiliser le bouton droit de la souris, puis afficher les propriétés du message). Voici un exemple d'en-tête :
Dans cet en-tête, le chemin suivit par le message apparaît : il part de la machine 192.168.92.87 (seules les informations entre les crochets sont pertinentes), puis atteint le serveur 10.65.123.2 avant d'être reçu par le serveur mail.certa.ssi.gouv.fr. L'émetteur réel de ce message est donc la machine qui possédait l'adresse IP 192.168.92.87 le 23 novembre 2004 à 11h25. Cependant, de fausses informations peuvent être ajoutées volontairement dans les en-têtes (par exemple par un virus). Une certaine expertise ou habitude est alors nécessaire pour trouver l'origine de proche en proche. Lorsque vous signalez un virus, ou tout problème relatif à un message électronique, il est extrêmement important de fournir l'en-tête complet, afin de pouvoir en extraire l'adresse IP émettrice ainsi que les date et heure de l'envoi. 3 Rappel des avis et des mises à jour émisDurant la période du 08 novembre au 19 novembre 2004, le CERTA a émis les avis suivants :
Pendant cette même période, le CERTA a publié les mises à jour suivantes :
4 Actions suggérées4.1 Respecter la politique de sécuritéQuoique puisse suggérer ce document, la politique de sécurité en vigueur dans votre service doit primer. Cette section précise néanmoins quelques mesures générales de nature à vous prémunir contre les agressions décrites dans ce document. 4.2 Concevoir une architecture robusteA la lumière des enseignements tirés de ce qui a été présenté dans les bulletins d'actualité, il convient de vérifier que les applications mises en œuvre (ou à l'étude) ont une architecture qui résiste aux incidents décrits. 4.3 Appliquer les correctifs de sécuritéLe tableau 2 rappelle les avis du CERTA correspondant aux applications ou codes malveillants relatifs aux ports étudiés dans les sections précédentes. 4.4 Utiliser un pare-feuL'application des correctifs sur un parc informatique important n'est probablement pas immédiat. Unpare-feu correctement configuré peut retenir certaines attaques informatiques le temps d'appliquer les correctifs. Cependant un pare-feu peut donner une illusion de protection. Cette protection est brisée par la moindre introduction d'un ordinateur nomade dans la partie protégée. On remarque qu'il y a de nombreux paquets rejetés à destination de ports légitimement utilisés par des applications de prise de main à distance. La téléadministration correspond à une demande qui grandit avec la taille du parc à gérer. Les paquets rejetés montrent le risque associé à ce type d'application. Ce risque peut être amoindri par l'usage correct d'un pare-feu. 4.5 Analyser le réseauDe nombreux paquets rejetés étudiés correspondent aux ports ouverts par divers virus/vers/chevaux de Troie. Si votre politique de sécurité autorise le balayage des ports ouverts sur les postes de travail ou les serveurs, il peut s'avérer utile de le faire régulièrement afin de découvrir les machines potentiellement contaminées avant qu'un intrus ne le fasse à votre place. 4.6 Réagir aux incidents de sécuritéOrganisez-vous pour réagir aux incidents de sécurité, en particulier, pour assurer une certaine continuité dans les équipes d'administration et de sécurité. Le CERTA a pour mission de vous aider à répondre aux incidents de sécurité informatique. Ne traitez pas les dysfonctionnements des machines à la légère. Dans certains incidents dans lesquels le CERTA intervient, les administrateurs des machines font spontanément part de petits dysfonctionnements inexpliqués et d'apparence anodine qui s'avèrent, au cours de l'analyse, être liés à un incident majeur de sécurité. N'hésitez pas à prendre contact avec le CERTA si vous constatez de l'activité sur les ports décrits ci-dessus.
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Liste des tableaux
Gestion détaillée du document
CERTA 2012-01-04 |
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