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Affaire suivie par : CERTA Objet : Bulletin d'actualité
2007-28
Gestion du documentUne gestion de version détaillée se trouve à la fin de ce document. Le bulletin d'actualité est disponible dans son intégralité et au format PDF à l'adresse suivante : http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2007-ACT-028.pdf Un extrait du bulletin, ne reprenant que les articles de la semaine, se trouve en HTML à l'adresse suivante : http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2007-ACT-028/ 1 Problème de modération des forums et autresLe CERTA constate que les forums et les applications à contenu interactif (tels que les livres d'or par exemple) sont de plus en plus pollués par des messages à caractère publicitaire pour un produit dont la vente est encadrée, voire interdite ou présentant un caractère diffamatoire, ou d'incitation à la haine, etc. Concrètement, des personnes malintentionnées utilisent toute application web leur permettant de déposer un message, et font de la publicité pour des produits (pornographie, médicament, placement, crédit, diplôme, papiers d'identité, jeu d'argent, contrefaçons de logiciels, etc.) :
Lors de la mise en place d'un forum ou d'une application comparable, il est recommandé d'envisager la mise en place d'un mécanisme de modération, avec les moyens humains suffisants. Dans certains cas, il est possible de mettre en place des restrictions, telles que l'obligation de posséder un compte (dont l' ouverture est soumise à l'approbation des modérateurs) avant de pouvoir poster. Il est également important de fermer les applications laissées à l'abandon. Il est toujours possible de s'aider des moteurs de recherche avec, pour mots-clefs, de nom de domaine et quelques mots spécifiques couramment vus dans les spams. Il est à noter que l'installation par défaut de certains applicatifs web entraîne parfois la mise en place d'un forum, souvent à l'insu du webmestre. C'est la raison pour laquelle il est important d'être vigilant avec tous ces produits, de bien lire la documentation avant toute installation, et de vérifier que seul le strict nécessaire a été installé. 2 Lettres d'informationCertaines sociétés ou autre organismes proposent de s'abonner à une liste de diffusion pour recevoir des lettres d'information. Il est important que l'internaute qui déciderait de s'abonner à de telles listes soit conscient de risques liés à certains procédés de diffusion des lettres d'information. Toutes les sociétés ou organismes qui souhaitent publier une lettre d'information n'ont pas obligatoirement un service informatique capable de leur offrir cette prestation. Elles font parfois appel à des entreprises spécialisées. Certaines de ces entreprises utilisent une technologie qui présente des dangers pour les internautes. Le procédé est le suivant :
Le CERTA reçoit régulièrement des signalements relatifs à de tels courriers. Quels sont les problèmes posés par ceux-ci :
Ce ne sont pas les entreprises spécialisées qui présentent en tant que telles un risque mais plutôt la méthode employée (redirection inutile pour l'internaute) dans la mesure ou l'internaute est habitué à des procédés dangereux qui peuvent être réutilisés dans des opérations de filoutage. Le CERTA recommande
3 Storm WormLes bonnes pratiques citées dans la note sur les canulars CERTA-2000-INF-005 restent d'actualité. Ceci se confirme régulièrement, à chaque campagne de pourriels. Certaines sont cependant plus médiatisées que d'autres. Un courrier électronique invitant à contourner la politique de sécurité et à installer un prétendu patch sans passer par la chaîne fonctionnelle SSI a été signalé par plusieurs de nos correspondants. La technique n'a rien de nouveau, il s'agit de convaincre l'internaute sous divers prétextes à exécuter un fichier malveillant. Cette campagne de pourriels signalée prétexte la découverte d'un code malveillant sur la machine du destinataire et l'incite à cliquer sur un lien afin de mettre à jour son ordinateur. Dans sa version actuelle, le pourriel a des sujets de type « Virus detected ! », «Malware Alert ! », «Spyware Detected ! » ou « Worm Activity Detected ! » et est apparemment émis par le « Customer Support Center ». Cette nouvelle diffusion de spam appelant à mettre à jour sa machine (avec un exécutable dénommé Patch.exe) a débuté de façon opportune au moment où Microsoft publiait ses mises à jour mensuelles le 10 juillet 2007. En cliquant sur le lien l'utilisateur visite un site qui tente d'installer un code malveillant par diverses failles à l'aide d'un code javascript. Si le javascript est désactivé le site propose simplement le fichier en téléchargement direct. Le CERTA rappelle à cette occasion les points essentiels suivants :
4 Utilisation du DNS pour orienter des attaquesLa presse spécialisée parle d'attaques par DNS pinning. De quoi s'agit-il ? L'objectif de ces attaques consiste à atteindre des machines normalement inaccessibles, en utilisant le navigateur de l'utilisateur comme relais après avoir faussé les réponses du DNS. Certaines classes d'attaques peuvent s'appuyer sur le protocole en charge de la correspondance entre noms de domaine et adresse réseau IP : le DNS (Domain Name System). Elles ne sont pas toutes très récentes, car certaines étaient déjà mentionnées publiquement, comme par l'Université américaine de Princeton en 1996.
Parmi ces attaques, certaines exploitent une propriété particulière des navigateurs, nommée DNS pinning. La réponse DNS à une requête portant sur un nom de domaine est une adresse IP, associée à une durée d'expiration. Tant que la durée n'est pas révolue, il n'est pas nécessaire de faire une nouvelle requête. L'adresse IP est considérée comme valide. Après l'expiration, l'adresse IP n'est plus garantie. Le DNS pinning est une propriété de plusieurs navigateurs, qui consiste à garder en « mémoire » la correspondance entre le nom de domaine et l'adresse IP, au-delà de la date d'expiration. Pour éclairer quelques utilisations malveillantes, voici un scénario fréquemment cité :
Dans le cas précédemment cité, la machine de l'utilisateur sert de relais pour lancer des attaques de manière transparente contre le site cible, ici celui de MON_INTRANET. Ces attaques sont également envisageables contre des serveurs Web intermédiaires, ou proxy. Tout utilisateur de ce service pour se connecter à l'Internet est alors une victime potentielle. Quels sont les intérêts pour une personne malveillante ? Cela lui permet d'accéder et éventuellement de modifier les données d'un site que l'utilisateur peut atteindre, ou la configuration d'un équipement :
Ces classes d'attaques sont d'autant plus envisageables que
plusieurs codes circulant déjà sur l'Internet en
simplifient la mise en 4.1 Les recommandations du CERTA
5 Sur la cohabitation de deux navigateurs sur un poste de travailLors de son installation sur Windows, le navigateur de Mozilla s'enregistre dans la base de registres comme programme responsable du traitement des URL préfixées par "FirefoxURL:". Cette clé est visible par la méthode suivante :
Sous XP, et dans une installation par défaut, la clé en question se présente comme suit : [HKEY_CLASSES_ROOT\FirefoxURL\shell\open\command\] C:\PROGRA~1\MOZILL~2\FIREFOX.EXE -url "%1" -requestPending Lorsque qu'Internet Explorer rencontre sur une addresse de ce type, il recherche dans la base de registre l'application associée et ouvre donc Firefox en lui passant l'adresse en argument. Ainsi, un clic sur un lien pointant vers « FirefoxURL://adresse.fr » exécuterait la commande : C:\PROGRA~1\MOZILL~2\FIREFOX.EXE -url "firefoxurl://addresse.fr" -requestPending Le problème vient du fait que l'adresse passée en paramètre à firefox n'est contrôlée à aucune moment. Au lieu de mettre « adresse.fr », il est possible d'y joindre des arguments, et l'ensemble sera alors interprété par firefox.exe. Il devient donc possible de modifier la liste des arguments transmis. Certaines options permettant de passer en ligne de commande du code JavaScript dans un « contexte de confiance », il est alors possible d'utiliser ce langage pour exécuter tout type de commande et corrompre la machine. 5.1 Les recommandations du CERTALes premières publications de cette vulnérabilité accusaient Internet Explorer. Cependant, les détails fournis par la bibliothèque MSDN sont explicites, et la manipulation du Protocol Handler ne contrôle pas la chaîne de caractères transmise. La bibliothèque urlmon.dll n'est pas non plus solicitée par Firefox. A la date de rédaction de cet article, il semblerait donc que le problème provienne bien de Firefox. Quoi qu'il en soit, cette vulnérabilité est intéressante, car elle montre une interaction méconnue et forcée entre deux applications. Pour contourner provisoirement ce type d'attaque ciblant principalement Internet Explorer il faut donc désactiver le Javascript dans Firefox ! Cela confirme les propos régulièrement mentionnés dans ce bulletin, et qui prônent de désactiver par défaut le JavaScript, pour ne l'utiliser que ponctuellement, pour des sites de confiance. En complément, il est préférable de désactiver les clés de registre impliquées, en tapant dans l'invite de commandes :
reg delete HKCR\FirefoxURL /f
reg delete HKCR\Firefox.URL /f
Enfin, il semblerait que certaines extensions comme NoScript pour Firefox limitent les risques d'exploitation de cette vulnérabilité. Leur usage est cependant un contournement provisoire en attendant un correctif officiel. 6 Sécurité de Windows et Computer Security IdendifierChaque système d'exploitation Windows installé sur une machine dispose d'un identifiant unique tiré aléatoirement lors de son installation. Cet identifiant ou SID (computer Security IDentifier) permet, par exemple, d'identifier de façon unique une machine dans un environnement réseau de type « groupe de travail ». Il est fréquent lors du déploiement de parc informatique d'utiliser des techniques de clonage de machine. Ainsi, à partir d'une machine qualifiée de « Maître » on pourra créer une image qui sera déployée sur toutes les machines du réseau. Or, dans ce cas (clonage), toutes les machines cibles auront le même SID ; c'est le propre d'un clone. Ceci pose un problème car la sécurité (droits d'accès aux fichiers partagés, identification des utilisateurs...) dans un groupe de travail Windows est basée sur ces SID et l'identifiant relatif de l'utilisateur ou RID (Relative IDentifier. Par exemple, dans un réseau composé de clones, il est impossible de différencier un utilisateur A sur une machine M1 d'un utilisateur A sur une machine M2 puisque M1 et M2 ont le même SID. Ceci est d'autant plus problématique que les RID (identifiants locaux des utilisateurs sur une machine) sont calculés en incrémentant un nombre fixe tiré à l'installation d'une machine. Ainsi dans la mesure où les machines sont clônées leur RID initial est le même et leur SID également. Une utilisatrice Alice disposera du couple RID1/SID1 pour s'identifier sur une machine M1 alors que sur une machine M2 ce couple RID1/SID1 sera attribué à Bob. S'il existe des partages réseaux, Bob sera vu comme Alice sur M1 et réciproquement. RecommandationsLes points suivants permettent de corriger le problème :
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