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Affaire suivie par : CERTA Objet : Conseils pour la gestion des noms de
domaine
Gestion du document
Une gestion de version détaillée se trouve à la fin de ce document. 1 RésuméCes conseils s'adressent aux gestionnaires de noms de domaines ou de sous domaines. A priori, ces gestionnaires ne sont pas des informaticiens mais souvent des communicants.
2 IntroductionCes conseils s'adressent aux gestionnaires de noms de domaines ou de sous-domaines. Les explications techniques sont réduites au possible car ces gestionnaires sont souvent des communicants et non des informaticiens.
Un ordinateur, serveur ou poste de travail, connecté
à l'Internet possède une adresse IP
numérique. Dans la version 4 du protcole IP, cette
adresse est un entier de 32 bits, écrit de
manière courante sous la forme de 4 entiers compris
entre 0 et 255, séparés par des points. Un
exemple d'adresse IP v4 est : 192.168.0.2. La version 6 du
protocole IP code les adresses sur 128 bits. La
représentation classique est une suite de 8 entiers de
16 bits écrits en hexadécimal (en base 16, avec,
comme chiffres, 0 à 9 et A
à F), soit la forme :
Ces adresses numériques sont difficiles à mémoriser pour un humain. De plus, une ressource peut changer d'adresse IP. L'utilisation d'un nom permet de masquer ces changements à l'internaute pour qui seule la ressource compte, pas sa localisation. Donc, pour faciliter l'usage des services sur Internet, des mnémoniques sont utilisables en remplacement des adresses numériques. Ces mnémoniques contiennent un nom de domaine (gouv.fr), précédé d'un nom d'hôte (www). Entre le nom d'hôte et le nom de domaine, un ou plusieurs noms nom de sous-domaine peuvent être interposés (certa.ssi). Il est plus facile d'entrer dans la barre d'adresses de son navigateur favori ou dans un lien d'une page web le nom www.certa.ssi.gouv.fr plutot que l'adresse numérique 213.56.176.2.
La conversion entre un mnémonique et une adresse se fait via le service de DNS (Directory name system). 3 Gestion d'un nom de domaineLe nom de domaine est composé d'un mot (suite de chiffres, de lettres et de quelques caractères spéciaux) suivi d'un point et d'un suffixe. Le suffixe peut être :
Deux entités, particuliers ou organismes, ne peuvent utiliser le même nom de domaine. Pour éviter des conflits de noms, chaque suffixe est supervisé par un office d'enregistrement. Pour le suffixe fr, l'AFNIC assure actuellement cette fonction. Plusieurs prestataires se la partagent pour les suffixes génériques. Des intermédiaires (par exemple, des fournisseurs d'accès internet ou de service internet) peuvent procéder à l'enregistrement des noms.
Le décret 2007-162 du 06 février 2007 utilise le vocabulaire suivant :
4 Adoption d'un nom de domaineL'internaute ou l'organisme qui veut être connu et accessible par un mnémonique doit s'adresser à un bureau d'enregistrement. Le nom (le mot pour être plus exact) ne doit pas être déjà utilisé. Il doit répondre aux conditions fixées
Lorsque la procédure d'enregistrement de nom a abouti, le nom de domaine est alloué à l'organisme pour une durée limitée. Il s'agit en réalité de la location du nom et non de son achat. Ce point est crucial. 5 Renouvellement de la locationDes « vautours » attendent que des organismes oublient de renouveler la location dans les délais pour :
L'organisme dont le nom de domaine pris en otage est largement diffusé (autres supports de communication, moteurs de recherches, portails...) est souvent contraint de payer le tribut pour récupérer le nom de domaine. L'action en justice est très aléatoire en temps et en efficacité si le « rapace » ou le gestionnaire du nom de domaine sont hors du territoire national. Pour les domaines en fr et en re, l'AFNIC a mis en place une procédure alternative de résolution des litiges, publiée sur son site.
Les bureaux d'enregistrement sérieux préviennent les locataires des noms qu'ils gèrents bien avant le terme de la location. Encore faut-il que les coordonnées postales, téléphoniques et de courrier électronique, dont ils disposent soient à jour. Il est possible pour organisme de vérifier les coordonnées fournies. Les services informatiques connaissent les commandes et les services en ligne adéquats.
Il est donc très important :
6 Abandon d'un nom de domainePour diverses raisons, il peut être décidé de ne plus utiliser un nom de domaine. Cette décision peut avoir des effets secondaires sur l'image de marque du locataire qui vient d'abandonner mais aussi pour les organismes qui avaient ce nom de domaine parmi leurs liens. Cet effet est très visible lorsque le domaine contient un site web. Le moindre mal est une attente longue et un message de type connexion impossible ou page non trouvée lors de la tentative d'accès à un site du domaine abandonné. En l'absence de site web, les effets sont plus subtils. Le nom du serveur de messagerie est utilisable pour du filoutage (phishing). Ces effets peuvent venir de « rapaces » ou du gestionnaire du nom de domaine. L'abandon d'un nom de domaine n'est pas propagé immédiatement. Des internautes, à partir de signets (favoris), de liens depuis d'autres sites ou d'autres sources non actualisées, continuent de composer le nom de domaine abandonné pour aller joindre l'organisme. La page sur laquelle ils arrivent peut être neutre ou non. Pour les « rapaces », le scénario a été décrit ci-dessus. Prendre la succession d'un site fréquenté permet de retenir des internautes. C'est une sorte de démarchage indirect. Le « rapace » peut être dans un secteur d'activité bien différent. Une association culturelle a vu son nom repris par un site pornographique. Pendant une période que l'on jugera toujours trop longue, le portail d'un ministère a aiguillé des internautes vers ce site. Pour le gestionnaire de noms de domaine, un nom loué est une source de revenus. Ceci est particulièrement vrai pour les suffixes génériques (com, net, org, info...). C'est également vrai pour certains suffixes nationaux. Des petits États vendent les noms au plus offrant et ne contrôlent pas les activités des sites. Ce sont des paradis Internet à l'image des paradis fiscaux. Il y a des similitudes géographiques (Tuvalu,tv, Îles Cocos,cc, etc.). Le gestionnaire du nom propose à la vente ce nom de domaine libéré et peut adjoindre des statistiques justifiant son prix :
Il peut également accoler des bannières de publicité auprès de ce nom qu'il déclare « à prendre ». Comme dans le cas précédent, rien n'oblige un rapport entre la publicité et l'activité du locataire qui vient de délaisser le nom.
On peut en déduire deux recommandations :
La dernière recommandation peut reposer sur une analyse des journaux avant l'abandon du nom de domaine. Le paramétrage de la journalisation d'un site web peut ere conçu pour indiquer de quel site vient l'internaute visiteur, donc quels sites doivent être prévenus du changement de nom. Les journaux permettent également d'analyser quantitativement et qualitativement les connexions de messagerie, etc. Ils donnent des pistes pour éviter ou limiter des fraudes ou des erreurs. 7 Documentation
Gestion détaillée du document
CERTA 2010-01-20 |
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