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Paris, le 12 décembre
2008 No CERTA-2008-ACT-050 |
Affaire suivie par :
CERTA
Objet : Bulletin d'actualité
2008-50
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Le bulletin d'actualité est disponible dans son intégralité et au format PDF à l'adresse suivante :
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-ACT-050.pdf
Un extrait du bulletin, ne reprenant que les articles de la semaine, se trouve en HTML à l'adresse suivante :
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-ACT-050/
Le CERTA a publié trois alertes cette semaine :
Compte tenu de la nature des produits vulnérables et des risques associés, le CERTA recommande l'application des contournements provisoires détaillés dans chaque alerte et ce sans délais.
Cette semaine a eu lieu le Patch Tuesday de Microsoft. Cet ensemble de correctifs est réparti en 8 bulletins de sécurité (MS08-070 à MS08-077) qui comblent pas moins de 28 vulnérabilités. Voici un rapide retour sur les bulletins publiés :
Au vu des nombreuses vulnérabilités permettant d'effectuer des exécutions de code arbitriaire à distance, le CERTA rappelle l'impérative nécessité d'appliquer les correctifs, le savoir nécessaire à l'exploitation de certaines de ces vulnérabilités étant déjà disponible sur l'Internet. Il est également recommandé de naviguer avec un compte utilisateur aux droits limités, de désactiver par défaut l'exécution de code dynamique (JavaScript, ActiveX), et de ne jamais ouvrir de pièce jointe ni cliquer sur un lien contenu dans un courriel dont la provenance n'est pas vérifiée.
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-584
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-585
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-586
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-587
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-588
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-589
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-590
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2008-AVI-591
Cette semaine le CERTA a participé au traitement d'un incident relatif à une compromission d'un site Internet par le biais d'une inclusion PHP de code malveillant. Les pages du site en question utilisaient une méthode de protection contre les attaques par inclusion PHP, ressemblant à celles indiquées par le bulletin d'actualité du CERTA de janvier 2007. Malgré cela, l'attaquant a réussi à déposer un fichier malveillant sur le serveur. L'attaquant a exploité une vulnérabilité consistant à modifier le UserAgent de sa requête et forcer la page vulnérable à interpréter le contenu de ce dernier. Pour ce faire, il a inclus un fichier local capable d'afficher un certain nombre de variables d'environnement. Cette inclusion n'était pas filtrée par le contrôle mis en place. En effet, la variable incluse ne contenait qu'un certain nombre d'occurrences de "../../".
Pour lutter efficacement contre ces attaques, il existe deux pistes de réflexion :
<? $tab_pages=Array("mapage1.php","mapage2.php","mapage3.php");
if (in_array($page,$tab_pages)) { include $page;} ?>
Cette exemple de code est fourni par le CERTA à titre
indicatif et ne saurait remplacer un véritable audit de
sécurité d'un site Internet. En plus des
précautions traditionnelles à mettre en
uvre, le CERTA recommande de bloquer les connexions
extérieures établies depuis le serveur. Cette
mesure empêche à un attaquant de
télécharger un code malveillant sur le
serveur.
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2007-ACT-003.pdf
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2007-INF-002/
Le client de messagerie Thunderbird offre plusieurs options de configuration pour sécuriser une connexion en émission (SMTP) ou en réception (POP3, IMAP, etc.) :
Dans le cas des options « TLS si disponible » et « TLS », on parlera de chiffrement explicite, c'est-à-dire que l'on utilisera toujours le protocole « en clair » mais enrichi d'extensions permettant de faire du chiffrement une fois la connexion établie.
On peut prendre en exemple le protocole SMTP : si le serveur présente en réponse au EHLO initial du client la directive STARTTLS, c'est qu'il sera capable de négocier une session TLS avec le client pour le reste de la session.
Si toutefois le serveur ne dispose pas de cette fonctionnalité, deux cas peuvent se présenter :
$telnet mail.monDomaine.tld 25 220 "Serveur de messagerie de test" EHLO test@monDomaine.tld 250-mail.monDomaine.tld 250-PIPELINING 250-ENHANCEDSTATUSCODES 250-STARTTLS (...) STARTTLS 220 2.0.0 Ready to start TLS
Dans cette configuration, il est possible à
l'initiation de la connexion de collecter quelques informations
notamment le contenu du EHLO ainsi que la version du
serveur et les options qu'il supporte. Pour améliorer
cela, Thunderbird met à disposition une
méthode de chiffrement implicite qui utilisera cette
fois-ci non-plus les protocoles standard mettant en
uvre TLS mais leurs versions chiffrées :
POP3s, IMAPs, SMTPs, etc. On parlera alors de chiffrement
implicite. C'est à dire que le client et le serveur ont
connaissance du chiffrement et s'attendent à communiquer
sur des ports différents de ceux des protocoles
standards « en clair ».
En tout état de cause, il est important de vérifier quelle est la méthode de chiffrement la plus robuste supportée par le serveur de messagerie et de consolider la configuration du poste client en conséquence.
http://kb.mozillazine.org/Secure_connections_-_Thunderbird
http://www.bortzmeyer.org/thunderbird-et-crypto.html
http://www.ietf.org/rfc/rfc2487.txt
Lors de la consultation d'une page HTML, outre le chemin d'accès à la page demandé, plusieurs informations sont envoyées au serveur distant par le navigateur. Parmi celle-ci, on retrouve le Referer, champ de données souvent considéré comme anodin. Est-ce bien le cas ?
GET /index.html HTTP/1.0
[d'autres champs HTTP]
Referer: http://www.moteurderecherche.tld/recherche?recherche=
"ce\%20que\%je\%recherche"
A priori, ce champ ne représente aucun réel danger en terme de sécurité informatique pour la personne qui navigue. Et pourtant le Referer peut être bien indiscret. En effet, tant qu'il contient une URL correspondant à une navigation classique, l'information transmise n'est pas très sensible. En revanche, si la visite d'une page se fait par l'intermédiaire d'un autre site, cela peut devenir plus problématique. Voici quelques exemples :
Fort heureusement, les adresse du type file:// ou https:// sont déjà filtrées par les navigateurs classiques tels que Internet Explorer ou Firefox.
Dans la période du 05 au 12 décembre 2008, le CERTA a émis les trois alertes et les avis suivants :