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Paris, le 09 octobre 2009 No CERTA-2009-ACT-041 |
Affaire suivie par :
CERTA
Objet : Bulletin d'actualité
2009-41
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Le bulletin d'actualité est disponible dans son intégralité et au format PDF à l'adresse suivante :
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2009-ACT-041.pdf
Un extrait du bulletin, ne reprenant que les articles de la semaine, se trouve en HTML à l'adresse suivante :
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2009-ACT-041/
L'éditeur a annoncé qu'un correctif serait disponible le 13 octobre 2009.
En attendant, le CERTA recommande :
http://www.adobe.com/support/security/bulletins/apsb09-15.html
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2009-ALE-018
http://cve.mitre.org/cgi-bin/cvename.cgi?name=CVE-2009-3459
Cette semaine, le CERTA a traité, parmi de très nombreux autres cas de filoutage, deux cas sortant de l'ordinaire. En effet, ils touchaient non pas des banques ou des systèmes de paiement en ligne mais deux institutions françaises n'ayant normalement pas trait à du commerce directement. Pourtant sur chacune des fausses pages utilisées pour l'hameçonnage, on trouvait des formulaires demandant les coordonnées bancaires des victimes. C'est d'ailleurs ce qui a interpelé certains destinataires des messages frauduleux car le niveau de réalisme à la fois des messages mais aussi des sites était assez élevé (reproduction de la charte graphique, pas de faute d'orthographe). Ces sites étaient évidemment hébergés à l'étranger.
Afin de sécuriser l'échange de données sensibles sur le Web, le protocole HTTPS est utilisé. Il est en fait le protocole HTTP couplé avec SSL (Secure Socket Layer). Le principe est le suivant :
La sécurité du protocole SSL repose sur la confiance que l'on accorde aux certificats, ces derniers servent à se protéger contre des attaques du type « homme au milieu ».
Cependant, un certificat SSL valide et signé a été publié pour usurper n'importe quel site HTTPS légitime dès lors que la victime utilise un navigateur vulnérable à l'insertion du caractère NULL au sein du champ Common Name d'un certificat X509.
L'exploitation se base sur le fait que les caractères à droite du caractère NULL sont ignorés par la bibliothèque CryptoAPI de Microsoft. Par conséquent, tous les navigateurs utilisant la CryptoAPI sont vulnérables à cette attaque. Ces navigateurs sont Internet Explorer, Google Chrome, et Apple Safari, dans leur version pour Windows.
Cette vulnérabilité critique fut révélée lors de la conférence Black Hat fin Juin 2009, un correctif est toujours en attente de la part de Microsoft. Quant à Mozilla, Firefox a été corrigé quelques jours après la découverte de la vulnérabilité.
Au vu de l'importance de cette vulnérabilité, le CERTA recommande fortement l'utilisation d'un navigateur non vulnérable sous Windows dans l'attente du correctif.
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2009-AVI-306/
Les codes ont donc dû évoluer. Au lieu de voler les identifiants de connexion, ils ont été programmés pour s'injecter dans l'espace mémoire du navigateur afin d'utiliser une connexion ouverte de manière légitime pour passer des commandes bancaires (un virement de compte à compte, par exemple). Tout était automatique et préconfiguré suivant un fichier, embarqué lors de l'infection ou récupéré après coup auprès d'un serveur de contrôle. En revanche, comme aucun contrôle n'était effectué sur les sommes versées, il se pouvait que, le compte ne disposant pas de la somme, le versement soit bloqué et la supercherie découverte rapidement par la banque.
La dernière génération de code malveillant bancaire est beaucoup plus sophistiquée. Au lieu de procéder à un virement hasardeux, le code injecté dans le navigateur vérifie l'état du compte de la victime et ne verse qu'une sous-partie de la somme vers des comptes tirés aléatoirement parmi toutes les mules disponible. Ainsi, les virements frauduleux ne provoquent aucune erreur et le versement est validé. Les enquêteurs et les banques devront donc trouver de nouvelles parades pour arriver à différencier un virement anormal d'un virement légitime.
Un attaquant jugera donc indispensable de retarder l'analyse
de son code. Pour cela, plusieurs techniques sont mises en
uvre : chiffrement, détection de machines
virtuelles, détection de débogueurs, protection
contre les anti-virus, obscurcissement de code, etc. Toutes ces
techniques mises bout à bout peuvent mettre en
défaut une large majorité d'outils de protection
et retardent de manière significative l'analyse par un
expert.
En cas de doute, il convient de se retourner vers les personnes adéquates (RSSI, CERT, etc.) afin de limiter l'infection et/ou la perte ou l'utilisation de données sensibles.
Dans le bulletin d'actualité CERTA-2009-ACT-037 du 11 septembre 2009 a été évoquée l'initiative de Mozilla, après mise à jour du navigateur, de présenter une page indiquant la nécessité de mettre à jour le plugin Flash si celui-ci était vulnérable.
Depuis peu, la fondation propose un nouveau service permettant de vérifier l'état de mise à jour d'un nombre importants de plugins installés sur le navigateur. Ceci se fait sur une page web dédiée nécessitant l'activation de JavaScript. Parmi les modules complémentaires supportés, on peut citer notamment Flash, Acrobat, Java, Windows Media Player, QuickTime, etc. Pour chacun, le site est censé indiquer les cas suivants :
Dans les premiers cas, un lien vers le site de l'éditeur est affiché pour mettre à jour le module. Lorsqu'il n'y a pas de correctif, un bouton pour désactiver le module est présent.
Le projet étant nouveau, il se peut que la détection ne fonctionne pas dans tous les cas de figure. On ne peut toutefois que saluer cette bonne initiative de Mozilla. Les modules complémentaires sont en effet un vecteur d'infection de plus en plus utilisé par des attaquants car moins souvent mis à jour par rapport aux systèmes d'exploitation ou applications.
http://www-trunk.stage.mozilla.com/en-US/plugincheck/
http://blog.mozilla.com/webdev/2009/10/02/upyourplug-needs-your-help/
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2009-ACT-037.pdf
Dans la période du 02 au 08 octobre 2009, le CERTA a émis les avis suivants :