S . G . D . S . N
Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d'information
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Paris, le 19 mars 2010
No CERTA-2010-ACT-011 |
Affaire suivie par :
CERTA
Objet : Bulletin d'actualité
2010-11
Le bulletin d'actualité est disponible dans son
intégralité et au format PDF à l'adresse
suivante :
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2010-ACT-011.pdf
Un extrait du bulletin, ne reprenant que les articles de la
semaine, se trouve en HTML à l'adresse
suivante :
http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2010-ACT-011/
Un de nos correspondants nous a informés que son
serveur de messagerie était inondé de messages
invitant les destinataires à consulter une carte de
v ux virtuelle en ligne. Bien
évidemment, cette prétendue « carte »
est en fait un code malveillant. Cet incident n'a rien
d'exceptionnel, néanmoins son analyse soulève
deux points intéressants :
- la liste des destinataires était relativement
précise et ne contenait que peu d'erreurs. Ces listes
sont parfois constituées à partir
d'informations collectées sur les serveurs Web.
L'expérience montre que de larges fichiers, voire des
bases de données, contenant des adresses de messagerie
sont parfois déposés sur des sites Web et
laissés accessibles depuis l'Internet, soit par
négligence, soit par insouciance ;
- l'envoi massif des courriers électroniques a
reposé sur des scripts PHP
déposés sur des sites compromis. Le CERTA
rencontre souvent ce genre de fichiers lors de l'analyse
d'intrusions sur des serveurs, en particulier lorsque ces
derniers ont été utilisés à des
fins de hameçonnage. Il n'est d'ailleurs pas rare
qu'après « nettoyage » des pages de phishing, ces fameux scripts
d'émission de messages électroniques (souvent
appelés phpmailer) soient «
oubliés » par les administrateurs/webmestres. La
meilleure pratique reste encore la réinstallation
complète des serveurs compromis.
Windows met en uvre deux algorithmes pour
calculer les empreintes des mots de passe des comptes
utilisateur :
- l'empreinte LM (ou
« hash
LM »), basée sur l'algorithme DES et utilisant un alphabet
réduit. Il s'agit du mécanisme historique
largement vulnérable ;
- l'empreinte NTLM (ou
« hash
NTLM »), basée sur l'algorithme
MD4 et utilisant le codage Unicode.
Il est recommandé de ne pas calculer les empreintes
de type LM dans les bases SAM des comptes locaux ou dans les
annuaires Active Directory, afin de réduire les
possibilités de cryptanalyse des mots de passe. Seule la
version NTLM doit être
conservée. Cette recommandation s'applique tant pour les
postes de travail que pour les serveurs.
Afin de ne pas calculer l'empreinte LM au prochain changement du mot de passe, il
faut :
- sous Windows 2000, ajouter une clé de
registre appelée NoLMHash
sous la clé
HKEY_LOCAL_MACHINE SYSTEM CurrentControlSet Control LSA ;
- à partir de Windows XP, ajouter une
valeur dénommée NoLMHash de type DWORD dont la
donnée vaut 1 dans la clé
HKEY_LOCAL_MACHINE
SYSTEM CurrentControlSet Control LSA .
Depuis Windows XP, la suppression de la
génération des empreintes de type LM peut être configurée au travers
des Options de
sécurité. Le paramètre se situe
dans l'arborescence Paramètres de
sécurité, Stratégies locales, Options de sécurité et s'intitule
« Sécurité
réseau : ne pas stocker de valeurs de hachage de
niveau Lan Manager sur la prochaine
modification du mot de passe ».
L'invalidation de l'empreinte LM
de la base des comptes n'est effective qu'au prochain
changement de mot de passe de chaque utilisateur.
Cette recommandation doit être appliquée sur
chaque station de travail afin que l'empreinte LM ne figure pas
dans les bases de comptes locaux. En ce qui concerne les
comptes du domaine, la configuration de la stratégie
locale de sécurité doit être
appliquée au niveau des contrôleurs de
domaine.
De Windows 2000 à Windows 2003, les
deux empreintes sont engendrées par défaut. En
revanche, à partir de Windows Vista, le
paramètre de non-génération est
activé dans la configuration d'origine et seule
l'empreinte NTLM est
calculée.
Les détails de cette démarche sont
décrits dans l'article de la base de connaissances
Microsoft KB 299656 « Comment faire pour
empêcher Windows de stocker un hachage LAN Manager de
votre mot de passe dans Active Directory et dans les bases de
données SAM locales ».
La technique de tunneling, bien
que relativement ancienne (CF. note du 29 août 2001 du
CERTA), continue d'être régulièrement
déclinée et utilisée. Cette semaine des
chercheurs ont publié des logiciels établissant
des connexions bidirectionnelles, entre un shell et l'extérieur, et cela en
utilisant le protocole DNS.
Pour réussir à mettre en place un tel tunnel
DNS, l'attaquant doit disposer d'un
serveur de noms en charge d'un domaine qu'il maitrise tel que
mondomaine.tld. Ainsi, toutes les requêtes
à destination de XXXXXXX.mondomaine.tld seront
traitées par ce dernier, et il suffit d'utiliser la
partie XXXXXX pour faire sortir des informations. Pour
envoyer des données dans l'autre sens, le serveur de
noms impliqué peut utiliser le champ TXT resource
record field, associé à l'adresse
IP dans une réponse normale. Cette technique,
qui permet de contourner un grand nombre de filtres, laisse des
traces significatives dans les journaux des DNS locaux. Entre
autre, de nombreuses requêtes vers le même domaine
de base et avec des sous domaines illisibles et sans
signification. Attention, les données présentes
dans ces journaux peuvent avoir des caractères
personnels, et leur utilisation demande une certaine
prudence.
4 Rappel des avis émis
Dans la période du 12 au 18 mars 2010, le CERTA a
émis les avis suivants :
- CERTA-2010-AVI-119 : Vulnérabilité dans
dpkg
- CERTA-2010-AVI-120 : Vulnérabilités dans
Apple Safari
- CERTA-2010-AVI-121 : Vulnérabilité dans les
produits HP Small Form Factor et HP Microtower PC
- CERTA-2010-AVI-122 : Vulnérabilité du
serveur HTTP d'IBM
- CERTA-2010-AVI-123 : Vulnérabilité dans
sendmail pour IBM AIX
- CERTA-2010-AVI-124 : Multiples
vulnérabilités dans OSSIM
- CERTA-2010-AVI-125 : Vulnérabilité dans
Skype
- CERTA-2010-AVI-126 : Multiples
vulnérabilités dans Google Chrome
- CERTA-2010-AVI-127 : Vulnérabilité dans le
module mm_forum de TYPO3
Durant la même période, les avis suivants ont
été mis à jour :
- CERTA-2010-AVI-081-001 : Multiples
vulnérabilités dans Adobe Reader et Adobe
Acrobat (mention de la branche 8x et mise à jour de la
description.)
- 19 mars 2010
- version initiale.
CERTA
2012-01-04
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