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Affaire suivie par : CERTA Objet : Bulletin d'actualité
2011-23
Gestion du documentLe bulletin d'actualité est disponible dans son intégralité et au format PDF à l'adresse suivante : http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2011-ACT-023.pdf Un extrait du bulletin, ne reprenant que les articles de la semaine, se trouve en HTML à l'adresse suivante : http://www.certa.ssi.gouv.fr/site/CERTA-2011-ACT-023/ 1 Cycbot : description et contre-mesures1.1 DescriptionDes fichiers exécutables codés et embarqués dans des images téléchargées sur l'Internet ont révélé la présence d'un cheval de Troie. Ce programme, dénommé Cycbot, envoie des données binaires à un serveur et pourrait recevoir des commandes de celui-ci fournissant ainsi un contrôle total de la machine.Au moins une trentaine de noms de domaine différents
sont contactés par les postes infectés. Un
certain nombre de points communs dans les requêtes HTTP
envoyées au serveur de contrôle et de commande
sont caractéristiques de ce logiciel malveillant. Toutes
les URL contiennent le paramètre tq dont la
valeur est un flux binaire codé en base64. Une partie
des requêtes utilisent également le
paramètre vNUM1=NUM2 où NUM1 et
NUM2 sont des nombres composés de 1 à 3
chiffres décimaux. Certaines requêtes utilisent
aussi le User-Agent
mozilla/2.0. Habituellement, cet en-tête HTTP
comprend aussi la version du navigateur et du système
d'exploitation, par exemple : L'URI envoyée dans la requête HTTP correspond parfois au chemin d'une image, par exemple /images/im134.jpg. Enfin, des requêtes utilisant la méthode HTTP POST comportant aussi le paramètre tq sont envoyées vers zonedg.com/index.html. 1.2 Mesures de protection envisageablesLa détection et l'identification des machines
compromises par ce cheval de Troie peuvent être
réalisées par une analyse des journaux HTTP de la
passerelle Web. Le User-Agent
mozilla/2.0 et les requêtes POST
envoyées vers le domaine zonedg.com identifient
en effet de manière quasi-certaine des machines
infectées par le virus Cycbot. La recherche des requêtes HTTP
contenant un paramètre dans l'URL nommé
tq, notamment grâce à l'expression
rationnelle Il est plus hasardeux de considérer la machine comme infectée si elle effectue des requêtes vers une URL correspondant au chemin d'une image. En effet, la recherche de ce type de requêtes fournira de nombreux faux positifs car elles sont très courantes. De manière générale, les bonnes pratiques suivantes permettent de prévenir l'infection d'une machine ou d'en limiter l'impact :
Documentation
2 Reconnaissance faciale sur FacebookDepuis quelque temps déjà, le réseau social Facebook a mis en place une nouvelle fonctionalité : la reconnaissance faciale.Lors du téléchargement sur le site de photos par un utilisateur, un logiciel de reconnaissance faciale est utilisé. Il compare les photos nouvellement ajoutées aux photos où l'utilisateur est déjà marqué afin de trouver d'éventuelles correspondances entre les visages des personnes présentes. Si des visages connus sont trouvés, alors le site propose automatiquement à l'utilisateur de marquer ces personnes. Cette fonctionnalité pose des problèmes évidents de contrôle d'image sur l'Internet en favorisant le marquage des photos. D'autant plus qu'elle est activée par défaut. Il est cependant possible de la désactiver dans les options de configuration d'un compte : paramètres de confidentialité -> personnaliser les paramètres -> ``Ce que d'autres partagent'' -> ``Suggérer à mes amis les photos où j'apparais'' -> modifier les paramètres -> désactiver. Attention, ce paramètrage n'empêche pas le marquage manuel des photos. Documentation
3 Incident de la semaineCette semaine, un correspondant du CERTA lui a confié l'analyse d'un serveur au comportement suspect. Les exploitants analysant les journaux de connexion sur le mandataire (proxy) ont constaté des flux IRC anormaux pour ce serveur. L'analyse des journaux et du disque a permis de retracer la chronologie et de trouver la cause decette anomalie. Des attaquants ont tenté diverses attaques contre le serveur, sur lequel un Apache, phpMyAdmin, Plone, Zope et un serveur pour le protocole de partage de données OPeNDAP s'exécutaient. Certaines attaques étaient des recherches de mots de passe par dictionnaire. Elles ont échoué. Par contre, une attaque contre un script du serveur OPeNDAP a réussi et a donné aux agresseurs la possibilité d'exécuter des actions avec les droits de l'utilisateur www-data. Cela a suffi à installer un serveur IRC et, bien entendu, à l'utiliser. Le succès de l'attaque a été permis par l'abscence de mise à jour des logiciels, et dans ce cas précis, de ce serveur OPeNDAP. Les attaquants ont probablement recherché des proies de manière méthodique. Le champ referrer dans la requête HTTP du début de l'attaque est une recherche Google sur le nom du script vulnérable.
La morale de l'incident est double ;
Ceci illustre un des concepts de la défense en profondeur :
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