S . G . D . S . N
Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d'information
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Paris, le 13 janvier 2012
No CERTA-2012-ACT-002 |
Affaire suivie par :
CERTA
Objet : Bulletin d'actualité
2012-02
Tableau 1: Gestion du document
| Référence |
CERTA-2012-ACT-002 |
| Titre |
Bulletin d'actualité
2012-02 |
| Date de la première
version |
13 janvier 2012 |
| Date de la dernière
version |
- |
| Source(s) |
- |
| Pièce(s) jointe(s) |
Aucune |
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Une gestion de version détaillée se trouve
à la fin de ce document.
Un récent incident traité par le CERTA concernait
un site diffusant du contenu malveillant. Celui-ci consistait
en un code JavaScript redirigeant le navigateur de la victime
vers une adresse IP différente de celle du serveur Web,
qui ensuite tentait de fournir une charge utile malveillante.
Après investigation, il s'est
révélé que ce code n'avait pas
été ajouté sur les pages Web suite
à une compromission du serveur. Un module JavaScript
permettant d'afficher une gallerie interactive avait
été téléchargée sur un site
proposant des services d'hébergement et de gestion de
développement de logiciels.
C'est le code initial, mis à disposition par le
créateur du module JavaScript qui avait
été détourné de son usage
principal. Un attaquant a pu éditer le code du module de
gallerie, et insérer son code supplémentaire,
obfusqué. Pendant plusieurs semaines, à chaque
fois qu'un développeur de site voulait
récupérer le module, il installait donc, à
son insu, du code malveillant.
Le CERTA rappelle qu'il convient d'être prudent
lorsque du code tiers est inclus dans un projet quel qu'il
soit, même lorsque la source paraît être de
confiance.
Cette semaine, Microsoft a publié plusieurs
correctifs de sécurité. Sur les sept bulletins
édités, un est jugé critique par Microsoft
et les six autres sont considérés comme
importants.
Les vulnérabilités corrigées
permettent :
- une exécution de code arbitraire à
distance ;
- une élévation de
privilège ;
- une atteinte à la confidentialité des
données ;
- une injection de code indirecte à distance.
Le CERTA recommande l'application de ces mises à jour
dès que possible.
Le projet FreeBSD vient d'annoncer la sortie de la version
9.0, donc la création d'une nouvelle branche.
Le CERTA en profite pour rappeler que la sortie d'une
nouvelle branche s'accompagne rapidement de la fin du support
d'une branche plus ancienne, et ce, quel que soit
l'éditeur ou le projet.
La fin de support signifie la migration impérative
vers des versions maintenues. Cette migration est toujours un
projet d'ampleur, afin de s'assurer de l'absence de
régressions ou de remédier à celles-ci. Il
faut donc anticiper ces fins de support.
Dans le cas de FreeBSD, trois fins de support son
annoncées pour 2012 :
- le 31 mars 2012 : FreeBSD 7.3 ;
- le 31 juillet 2012 : FreeBSD 8.1 ;
- le 31 juillet 2012 : FreeBSD 8.2.
- CERTA-2012-AVI-004 : Multiples
vulnérabilités dans Google Chrome
- CERTA-2012-AVI-005 : Vulnérabilité dans les
imprimantes HP LaserJet P3015
- CERTA-2012-AVI-006 : Multiples
vulnérabilités dans OpenSSL
- CERTA-2012-AVI-007 : Vulnérabilité dans le
noyau Microsoft Windows
- CERTA-2012-AVI-008 : Vulnérabilité dans le
gestionnaire de liaisons de Microsoft Windows
- CERTA-2012-AVI-009 : Vulnérabilité dans le
processus CSRSS de Windows
- CERTA-2012-AVI-010 : Vulnérabilités dans
Windows Media
- CERTA-2012-AVI-011 : Vulnérabilité dans
Microsoft Windows
- CERTA-2012-AVI-012 : Vulnérabilité dans les
protocoles SSL/TLS dans Microsoft Windows
- CERTA-2012-AVI-013 : Vulnérabilité dans
Microsoft AntiXSS
- CERTA-2012-AVI-014 : Vulnérabilités dans
Adobe Reader et Adobe Acrobat
Durant la même période, les publications
suivantes ont été mises à jour :
- CERTA-2011-ALE-008-002 : Vulnérabilité dans
Adobe Reader et Acrobat (publication d'un correctif pour les
versions 10)
5 Actions
suggérées
La Politique de Sécurité des Systèmes
d'Information (PSSI) est l'ensemble formalisé dans un
document applicable, des directives, procédures, codes
de conduite, règles organisationnelles et techniques,
ayant pour objectif la protection des systèmes
d'information de l'organisme. Elle traduit la reconnaissance
officielle de l'importance accordée par la direction
générale de l'organisme à la
sécurité de ses systèmes d'information.
D'une manière générale, elle contient une
partie relative aux éléments stratégiques
de l'organisme (périmètre, contexte, enjeux,
orientations stratégiques en matière de SSI,
référentiel règlementaire, échelle
de sensibilité, besoins de sécurité,
menaces) et une partie relative aux règles de
sécurité applicables. Elle constitue donc une
traduction concrète de la stratégie de
sécurité de l'organisme.
Quoique puisse suggérer ce document, la politique de
sécurité en vigueur dans votre service doit
primer.
Cette section précise néanmoins quelques
mesures générales de nature à vous
prémunir contre les agressions décrites dans ce
document. En effet, la sécurité des
systèmes d'information ne repose pas exclusivement sur
des outils, mais aussi sur une organisation et des
politiques.
A la lumière des enseignements tirés de ce qui
a été présenté dans les bulletins
d'actualité, il convient de vérifier que les
applications mises en oeuvre (ou à l'étude) ont
une architecture qui résiste aux incidents
décrits.
Le tableau 2 rappelle les avis du CERTA correspondant aux
applications ou codes malveillants relatifs aux ports
étudiés dans les sections
précédentes.
L'application des correctifs sur un parc informatique
important n'est probablement pas immédiate. Un pare-feu
correctement configuré peut retenir certaines attaques
informatiques le temps d'appliquer les correctifs. Cependant un
pare-feu peut donner une illusion de protection. Cette
protection est brisée par la moindre introduction d'un
ordinateur nomade dans la partie protégée. On
remarque qu'il y a de nombreux paquets rejetés à
destination de ports légitimement utilisés par
des applications de prise de main à distance. La
téléadministration correspond à une
demande qui grandit avec la taille du parc à
gérer. Les paquets rejetés montrent le risque
associé à ce type d'application. Ce risque peut
être amoindri par l'usage correct d'un pare-feu.
De nombreux paquets rejetés étudiés
correspondent aux ports ouverts par divers virus/vers/chevaux
de Troie. Si votre politique de sécurité autorise
le balayage des ports ouverts sur les postes de travail ou les
serveurs, il peut s'avérer utile de le faire
régulièrement afin de découvrir les
machines potentiellement contaminées avant qu'un intrus
ne le fasse à votre place.
L'analyse des journaux de votre pare-feu est une source
pertinente d'informations pour la sécurité de
votre réseau et de vos systèmes. Cela peut vous
aider à anticiper des incidents en remarquant par
exemple des activités anormales. Le CERTA peut vous
aider dans ce travail d'analyse.
Organisez-vous pour réagir aux incidents de
sécurité, en particulier, pour assurer une
certaine continuité dans les équipes
d'administration et de sécurité.
Le CERTA a pour mission de vous aider à
répondre aux incidents de sécurité
informatique.
Ne traitez pas les dysfonctionnements des machines à
la légère. Dans certains incidents dans lesquels
le CERTA intervient, les administrateurs des machines font
spontanément part de petits dysfonctionnements
inexpliqués et d'apparence anodine qui s'avèrent,
au cours de l'analyse, être liés à un
incident majeur de sécurité. N'hésitez pas
à prendre contact avec le CERTA si vous constatez de
l'activité sur les ports décrits ci-dessus.
La sécurité d'un système d'information
doit reposer sur une approche de défense en profondeur.
Cela signifie, entre autres choses, que l'utilisateur est
partie prenante de la sécurité. Sa vigilance, son
niveau de formation et de sensibilisation participent à
la sécurité du système. C'est pourquoi il
est essentiel de prévoir des séances de formation
et de sensibilisation des utilisateurs, acteurs de la
sécurité. Pour vous aider dans ces actions,
l'ANSSI dispose d'un centre de formation :
http://www.ssi.gouv.fr/site_rubrique62.html
- 13 janvier 2012
- version initiale.
CERTA
2012-01-31
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