S . G . D . S . N
Agence nationale
de la sécurité des
systèmes d'information
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Paris, le 17 février
2012
No CERTA-2012-ACT-007 |
Affaire suivie par :
CERTA
Objet : Bulletin d'actualité
2012-07
Tableau 1: Gestion du document
| Référence |
CERTA-2012-ACT-007 |
| Titre |
Bulletin d'actualité
2012-07 |
| Date de la première
version |
17 février 2012 |
| Date de la dernière
version |
- |
| Source(s) |
|
| Pièce(s) jointe(s) |
Aucune |
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Une gestion de version détaillée se trouve
à la fin de ce document.
Le projet Horde produit plusieurs logiciels libres de travail
collaboratif, dont IMP, un serveur de messagerie POP et IMAP.
En novembre 2011, suite à une intrusion sur un serveur
FTP du projet, trois paquets logiciels ont été
piégés. Une porte dérobée a
été incluse dans ces paquets, permettant à
un attaquant d'exécuter du code à distance.
Les logiciels concernés sont :
- Horde 3.3.12, téléchargé entre le 15
novembre 2011 et le 07 février 2012 ;
- Horde Groupware 1.2.10, téléchargé
entre le 09 novembre 2011 et le 07 février
2012 ;
- Horde Groupware Webmail Edition 1.2.10,
téléchargé entre le 02 novembre 2011 et
le 07 février 2012.
Si vous avez le moindre doute sur votre version, le projet
indique une chaîne de caractères
révélatrice des versions piégées,
à chercher dans le répertoire
d'installation : $m[1]($m[2])
Selon l'équipe du projet, seul le serveur FTP
ftp.horde.org est concerné. Le serveur a
été remplacé et les analyses se
poursuivent.
Dans la communication sur l'incident, les
développeurs du projet ont suggéré des
versions de remplacement accompagnées de leurs
condensés MD5.
Le CERTA recommande, pour ce cas précis :
- de vérifier les versions
téléchargées (dates,
caractéristiques...) ;
- au moindre doute, et surtout en cas de découverte
de versions malveillantes, de remplacer le paquet
utilisé;
- de comparer le condensé MD5 du paquet
téléchargé au condensé
indiqué dans l'annonce sur l'incident.
De manière plus générale, la plus grande
attention doit être portée sur les
téléchargements de logiciels ou de
correctifs :
- le site de l'éditeur ou un mirroir officiel doit
être privilégié ;
- l'intégrité du contenu
téléchargé doit être
vérifiée, dès lors que cette
vérification est possible ;
- les communications (site Web, listes de diffusion...) de
l'éditeur ou du projet doivent être
surveillées pour être informé au plus
tôt d'incidents, comme celui que le projet Horde vient
de subir ;
- pour un correctif, une étude sur le code source ou
sur les modifications peut également être
envisagée ;
- l'exécution et l'observation sur une plateforme de
test peuvent révéler des anomalies.
Cette semaine, Microsoft a publié plusieurs correctifs
de sécurité. Sur les neuf bulletins
édités, quatre sont jugés critiques par
Microsoft et les cinq autres sont considérés
comme importants.
Les vulnérabilités corrigées
permettaient :
- une exécution de code arbitraire à distance
;
- une élévation de privilèges ;
- une divulgation d'information ;
- une injection de code indirecte à distance.
Les produits Microsoft impactés par ces mises à
jour sont:
- Microsoft Windows (toutes versions) ;
- Internet Explorer (toutes versions) ;
- Microsoft .Net Framework 2.0, 3.5.1 et 4.0 ;
- Microsoft Silverlight 4 ;
- Microsoft Sharepoint 2010 ;
- Microsoft Visio Viewer 2010.
Le CERTA recommande l'application de ces mises à jour
dès que possible.
Dans la période du 10 février 2012 au 16
février 2012, le CERTA a émis les publications
suivantes :
- CERTA-2012-AVI-071 : Vulnérabilités dans
Novell iPrint
- CERTA-2012-AVI-072 : Vulnérabilités dans
des produits Horde
- CERTA-2012-AVI-073 : Vulnérabilité dans les
produits Mozilla
- CERTA-2012-AVI-074 : Vulnérabilités dans
les pilotes Windows
- CERTA-2012-AVI-075 : Vulnérabilités dans le
pilote de gestion des connexions réseau de Microsoft
Windows
- CERTA-2012-AVI-076 : Multiples
vulnérabilités dans Internet Explorer
- CERTA-2012-AVI-077 : Vulnérabilités dans
Microsoft Sharepoint
- CERTA-2012-AVI-078 : Vulnérabilité dans le
panneau de configuration des couleurs de Microsoft
Windows
- CERTA-2012-AVI-079 : Vulnérabilité dans la
bibliothèque RunTime C Microsoft
- CERTA-2012-AVI-080 : Vulnérabilité dans le
codec Indeo de Microsoft Windows
- CERTA-2012-AVI-081 : Multiples
vulnérabilités dans Microsoft Visio Viewer
- CERTA-2012-AVI-082 : Vulnérabilités dans le
Framework Microsoft Net et Microsoft Silverlight
4 Actions
suggérées
La Politique de Sécurité des Systèmes
d'Information (PSSI) est l'ensemble formalisé dans un
document applicable, des directives, procédures, codes
de conduite, règles organisationnelles et techniques,
ayant pour objectif la protection des systèmes
d'information de l'organisme. Elle traduit la reconnaissance
officielle de l'importance accordée par la direction
générale de l'organisme à la
sécurité de ses systèmes d'information.
D'une manière générale, elle contient une
partie relative aux éléments stratégiques
de l'organisme (périmètre, contexte, enjeux,
orientations stratégiques en matière de SSI,
référentiel règlementaire, échelle
de sensibilité, besoins de sécurité,
menaces) et une partie relative aux règles de
sécurité applicables. Elle constitue donc une
traduction concrète de la stratégie de
sécurité de l'organisme.
Quoique puisse suggérer ce document, la politique de
sécurité en vigueur dans votre service doit
primer.
Cette section précise néanmoins quelques
mesures générales de nature à vous
prémunir contre les agressions décrites dans ce
document. En effet, la sécurité des
systèmes d'information ne repose pas exclusivement sur
des outils, mais aussi sur une organisation et des
politiques.
A la lumière des enseignements tirés de ce qui
a été présenté dans les bulletins
d'actualité, il convient de vérifier que les
applications mises en oeuvre (ou à l'étude) ont
une architecture qui résiste aux incidents
décrits.
Le tableau 2 rappelle les avis du CERTA correspondant aux
applications ou codes malveillants relatifs aux ports
étudiés dans les sections
précédentes.
L'application des correctifs sur un parc informatique
important n'est probablement pas immédiate. Un pare-feu
correctement configuré peut retenir certaines attaques
informatiques le temps d'appliquer les correctifs. Cependant un
pare-feu peut donner une illusion de protection. Cette
protection est brisée par la moindre introduction d'un
ordinateur nomade dans la partie protégée. On
remarque qu'il y a de nombreux paquets rejetés à
destination de ports légitimement utilisés par
des applications de prise de main à distance. La
téléadministration correspond à une
demande qui grandit avec la taille du parc à
gérer. Les paquets rejetés montrent le risque
associé à ce type d'application. Ce risque peut
être amoindri par l'usage correct d'un pare-feu.
De nombreux paquets rejetés étudiés
correspondent aux ports ouverts par divers virus/vers/chevaux
de Troie. Si votre politique de sécurité autorise
le balayage des ports ouverts sur les postes de travail ou les
serveurs, il peut s'avérer utile de le faire
régulièrement afin de découvrir les
machines potentiellement contaminées avant qu'un intrus
ne le fasse à votre place.
L'analyse des journaux de votre pare-feu est une source
pertinente d'informations pour la sécurité de
votre réseau et de vos systèmes. Cela peut vous
aider à anticiper des incidents en remarquant par
exemple des activités anormales. Le CERTA peut vous
aider dans ce travail d'analyse.
Organisez-vous pour réagir aux incidents de
sécurité, en particulier, pour assurer une
certaine continuité dans les équipes
d'administration et de sécurité.
Le CERTA a pour mission de vous aider à
répondre aux incidents de sécurité
informatique.
Ne traitez pas les dysfonctionnements des machines à
la légère. Dans certains incidents dans lesquels
le CERTA intervient, les administrateurs des machines font
spontanément part de petits dysfonctionnements
inexpliqués et d'apparence anodine qui s'avèrent,
au cours de l'analyse, être liés à un
incident majeur de sécurité. N'hésitez pas
à prendre contact avec le CERTA si vous constatez de
l'activité sur les ports décrits ci-dessus.
La sécurité d'un système d'information
doit reposer sur une approche de défense en profondeur.
Cela signifie, entre autres choses, que l'utilisateur est
partie prenante de la sécurité. Sa vigilance, son
niveau de formation et de sensibilisation participent à
la sécurité du système. C'est pourquoi il
est essentiel de prévoir des séances de formation
et de sensibilisation des utilisateurs, acteurs de la
sécurité. Pour vous aider dans ces actions,
l'ANSSI dispose d'un centre de formation :
http://www.ssi.gouv.fr/site_rubrique62.html
- 17 février 2012
- version initiale.
CERTA
2012-02-20
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